Six start-up de Suisse romande récompensées

jeudi, 04.05.2017

Génération Entrepreneur. Les gagnants du Grand Prix 2017 ont été révélés hier soir.

Johan Friedli

Les équipes des start-up gagnantes lors de la cérémonie au Royal Savoy de Lausanne.

En partenariat avec L’Agefi, le Grand Prix 2017 de Génération Entrepreneur a révélé hier soir ses six finalistes au Royal Savoy de Lausanne. C’est un long parcours qui a mené ces start-up du dépôt de leur candidature en début d’année jusqu’à cette soirée finale. La compétition a réuni plus de 180 participants à ses débuts.

C’est ensuite 72 projets qui ont été présélectionnés le 15 janvier. Ces start-up ont ensuite eu l’occasion de présenter leurs projets lors d’un pitch. Mais seuls 19 projets ont retenu l’attention du jury. Ces derniers ont ensuite eu l’occasion de rencontrer un conseiller dans le but de le convaincre du potentiel de leurs différents projets.

On peut en particulier citer Alain Zimmermann, directeur général de Baume & Mercier, Thomas Haagensen, directeur chez Easyjet pour la Suisse et l’Allemagne, ainsi que Marie Ivorra Grosse, administratrice de PME et de start-up.Il a ensuite été au tour des conseillers de défendre le projet de leurs poulains en plus petit comité.

Seule une partie des start-up ont été sélectionnées pour une dernière présentation. C’est à cette occasion que les six finalistes ont pu se démarquer aux yeux du jury. Un comité de sélection qui est composé de huit personnes. On peut en particulier relever la présence de Monica Malcarne, directeur dans la R&D de Covance et de Nathalie Henin, membre du cabinet Keller & Heckman. 

Hardah

David Delmi. Start-up créée en mai 2015 à Genève et qui a développé une nouvelle génération d’interface utilisateur graphique sur internet (lire L’Agefi du 31 octobre 2016). L’objectif est de proposer trois produits adaptés aux différents segments démographiques et styles de vie:

Le site internet Hardah.com: un tableau de bord constitué d’un gestionnaire de favoris et d’agrégateur de contenu. L’écran d’accueil apparaît sous la forme de logos disposés autour de cercles à thèmes. Il est disponible et gratuit pour les utilisateurs. La publicité se fait sous forme de suggestions qui se veulent non intrusives.

L’application pour smartphones Hardah.com: une application sociale, à caractère viral, qui permettra beaucoup d’interaction. Elle sera disponible mi-2017 et gratuite pour les utilisateurs.

Hardah business: la version professionnelle, un nouvel intranet collaboratif 2.0. Il sera disponible mi-2017.

One Doc

Arthur Germain. La start-up propose des services de gestion des rendez-vous médicaux. Une commercialisation est prévue cette année en Suisse romande avant le reste de la Suisse.     

Pour les praticiens: l’idée est de réduire de 50% le temps de gestion des rendez-vous, de réduire les rendez-vous non-honorés de 75% et de remplir les trous de dernière minute, d’améliorer leur visibilité online, de renouveler la patientèle.   

Pour les patients : il permet de trouver des praticiens en ligne avec les informations pratiques et l’avis d’autres patients, de prendre rendez-vous en ligne 24/24 et 7/7, de suivre son historique de consultation et de retrouver leur praticien référent.

Le système se décline en trois produits:

OneDoc Pro: gestion des rendez-vous;

OneDoc Télémédecine: plateforme de télémédecine sur ordinateur, tablette ou smartphone;

OneDoc sur-mesure: accompagnement et formation des équipes, intégration avec systèmes propres.

Share a Dream

Olivier Eyries. Il s’agit d’une plateforme sociale qui met en relation et crée un lien personnel et viable entre les ONGs locales qui manquent de visibilité, des particuliers bénévoles qui souhaitent contribuer à une cause et des entreprises qui souhaitent s’engager et impliquer leur personnel dans des projets humanitaires (lire L’Agefi du 16 novembre 2016).

Le but est de créer un impact durable et d’accroître la conscience sociale. Share a Dream possède deux entités légales différentes, l’une à but non lucratif et l’autre à but lucratif afin de séparer les flux financiers des dons et des services. Afin d’assurer la transparence sur la manière dont les dons sont utilisés. Le lancement est prévu en septembre 2017.

L’entreprise paiera un abonnement par employé et par an pour avoir un accès privilégié à la plateforme pour ses employés. L’application permettra diverses fonctionnalités aussi bien aux organisations à but non lucratif qu’aux bénévoles et aux entreprises.

Lambda

Yannick Charrotton. Lambda Robot est un système breveté de rééducation pour les membres inférieurs, basé sur une structure robotique plus accessible (lire L’Agefi du 6 avril 2017).   

C’est le premier produit développé par la société Lambda Health System, créée en septembre 2015 à Yverdon. Il est destiné à des patients atteints de troubles neurologiques. Il résulte de la collaboration entre des thérapeutes et des ingénieurs de divers hôpitaux et universités.

Le système se veut flexible, polyvalent et avec une mise en place en 5 minutes. Les paramètres d’exercice sont entièrement personnalisables. Le patient peut être passif ou actif. Une des fonctionnalité est le mode participatif basé sur le principe du neurone miroir et permettant au patient de se concentrer uniquement sur l’exécution du mouvement.

L’objectif est de permettre de débuter très rapidement la rééducation et donc de réduire la durée d’hospitalisation des patients.

Securaxis

Glenn Medeler. La jeune entreprise a développé une plateforme sur le web et une application mobile B2B pour le personnel en déplacement en zone à risque (lire L’Agefi du 29 novembre 2016).

L’objectif: fournir de l’information de sécurité en temps réel, géolocalisée et cartographiée, à l’aide d’outils de sécurité opérationnelle qui soient pensés par des professionnels du terrain. La jeune entreprise a développé une webplateforme et une application mobile pour le personnel en déplacement en zone à risque.

Securaxis veut proposer toutes les fonctionnalités nécessaires pour une communication efficace et simple avec le personnel sur le terrain. Ainsi qu’une cartographie en temps réel qui soit enrichie d’informations de sécurité autant statiques que dynamiques. Les informations sont fournies par l’utilisateur pour sa communauté et de la part de sources validées.

Sportunity

Vincent Matringe. Le but est de promouvoir le sport en favorisant et en simplifiant son accès grâce à une app. Le troisième prototype a été lancé en mars sur le web, iOS et Android.   

L’application offre la possibilité de créer une activité gratuite pour des participants qui peuvent être des amis ou des utilisateurs recherchant les mêmes attentes sportives. Elle est aussi un intermédiaire entre les organisateurs d’une activité sportive payante et les participants.

Pour les utilisateurs, elle permet de trouver rapidement une «opportunité» d’activité sportive, avec une description de celle-ci et informations pratiques, le niveau requis, des informations sur l’organisateur ainsi que le profil des participants.

Pour les clubs de sport, les propriétaires d’équipements sportifs et les coaches, cela leur permet notamment d’organiser des entrainements spécifiques, de rentabiliser leurs équipements et d’accroître leur utilisation et de trouver de nouveaux clients.





 

AGEFI




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