Elections: le PLR serre les rangs

dimanche, 05.05.2019

La présidente du PLR Petra Gössi a appelé à l'unité du parti en faveur d'un politique climatique "responsable".

"En tant que personnes responsables, pouvons-nous nous moquer de l'état du monde dans lequel grandira la prochaine génération?", a expliqué Petra Gössi. (Keystone)

Le PLR serre les rangs à six mois des élections fédérales. Il a adopté samedi une résolution réclamant une réforme structurelle de la prévoyance vieillesse. Et sa présidente Petra Gössi a appelé à l'unité du parti en faveur d'un politique climatique "responsable".

"En tant que personnes responsables, pouvons-nous nous moquer de l'état du monde dans lequel grandira la prochaine génération?", a lancé Petra Gössi aux 280 délégués du PLR réunis à Flawil (SG). Répondre par un oui signifierait "soit être égoïste, soit être ignorant", a-t-elle souligné.

Fort du sondage interne favorable aux mesures climatiques, le PLR va élaborer un papier de position en la matière. Ce texte sera soumis aux délégués le 22 juin. Les résultats du sondage sont disponibles sur le site en ligne du PLR.

"C'est pour moi déjà évident: la responsabilité individuelle doit être au cœur de notre position et la politique environnementale doit être une politique économique", a observé Petra Gössi.

Cesser le dénigrement interne

Le virage environnemental entamé en février par la présidente n'a pas fait l'unanimité au sein du parti. Notamment son vice-président, le Bernois Christian Wasserfallen, s'est dit opposé à une taxe environnementale sur les billets d'avion.

"Nous devons cesser de dénigrer d'autres libéraux-radicaux", a souligné la présidente du parti. "Plus nous nous dispersons, moins nous obtiendrons de résultats."

Réforme des trois piliers

La conseillère nationale schwyzoise s'en est prise, en outre, à la gauche, accusée de "faire comme s'il n'existait aucun problème" en matière de prévoyance vieillesse et de vouloir dépenser sans compter dans ce domaine. Et de souligner que la Suisse a besoin d'une prévoyance vieillesse financée de manière "sûre et durable".

Aussitôt dit, aussitôt fait: les délégués ont approuvé en ce sens une résolution à l'unanimité. Le texte réclame des réformes structurelles des trois piliers de la prévoyance vieillesse dès la prochaine législature ainsi qu'une "dépolitisation" de l'âge de la retraite d'ici à 2030.

Retraite flexible et plus tardive

La résolution exige un départ flexible à la retraite le plus tardif possible, impliquant une réduction échelonnée du temps de travail. Elle veut une hausse de l'âge de la retraite des femmes ainsi qu'une légère augmentation de la TVA et un frein à l'endettement pour garantir les finances de l'AVS à long terme.

Concernant le 2e pilier, le PLR préconise une baisse du taux de conversion de 6,8 à 6%. Les taux de cotisations salariales doivent être lissés et relevés. Les cotisations doivent en outre être étendues aux jeunes, aux bas revenus et rendues accessibles aux indépendants.

Quant au 3e pilier, le parti veut inciter davantage de personnes à s'en constituer un. Il aimerait aussi augmenter le niveau maximum des montants versés annuellement et donner la possibilité de racheter une part des années de versement perdues dans certains cas.

Credo de KKS sur Schengen

Rassemblés dans la "patrie" de leur nouvelle conseillère fédérale, les délégués du PLR ont longuement applaudi Karin Keller-Sutter, venue en voisine depuis son fief de Wil (SG). Répondant aux questions du maître de cérémonie, le sénateur Andrea Caroni (PLR/AR), elle a insisté sur l'importance de voter "oui", le 19 mai, à la loi sur les armes.

Les changements que le texte implique sont "minimes", a insisté la ministre de la justice: la loi n'impacte ni les militaires, ni les chasseurs. Pour les tireurs sportifs, elle ne change que le type de permis à obtenir.

Rejeter cette modification légale menacerait l'accord de Schengen, "devenu la colonne vertébrale de la sécurité dans notre pays", a rappelé la St-Galloise. En cas de non, l'UE aura trois mois pour trouver une solution unanime face la Suisse: un casse-tête, lorsqu'on voit les problèmes qui entourent l'accord-cadre ou le Brexit. "Si nous disons non, nous jouons un jeu à haut risque." (awp)





 
 
 
 

AGEFI

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