Le syndicat des services publics rejette l'accord cadre

dimanche, 10.11.2019

S'il soutient la voie bilatérale, le Syndicat des services publics (SSP) n'accepte pas l'accord cadre avec l'UE.

La conseillère nationale Katharina Prelicz-Huber a été réélue à la présidence du SSP.

Le Syndicat des services publics (SSP) a affirmé samedi son soutien à la voie bilatérale avec l'Union européenne (UE). Mais il rejette l'actuel accord-cadre. Le SSP "n'est pas prêt à faire des compromis en matière de protection des salaires", a-t-il expliqué.

Le syndicat "n'accepte aucune attaque contre les services publics", a-t-il ajouté dans un communiqué publié au second jour de son Congrès à St-Gall. Dans le même temps, il prend "clairement" position contre "l'initiative de résiliation" avec laquelle l'UDC entend mettre fin à la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE.

Avant le congrès, la presse avait spéculé sur la possibilité que le SSP accepte l'accord-cadre et se distancie de ce fait de l'Union syndicale suisse (USS). Interrogée par Keystone-ATS, la présidente du syndicat Katharina Prelicz-Huber a toutefois assuré qu'il n'en a jamais été question.

Le SSP a toujours affirmé qu'il était en principe favorable à un accord-cadre, mais qu'il ne soutient pas le projet qui est actuellement sur la table. C'est la position que les 200 délégués présents samedi à St-Gall ont défendue à l'unanimité.

Durant la matinée, le Congrès a également reconduit les dirigeants du syndicat dans leurs fonctions, en réélisant la conseillère nationale Katharina Prelicz-Huber (Verts/ZH) à la présidence et Stefan Giger au poste de secrétaire général du SSP Suisse. (awp)





 
 



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