Les aéroports de Zurich et Genève testent la reconnaissance faciale

samedi, 09.09.2017

L'aéroport de Zurich introduit fin septembre des détecteurs automatiques de reconnaissance faciale pour le contrôle des passeports dans le cadre d'une phase d'essai. Genève Aéroport s'y mettra en 2018.

Des guérites automatiques de contrôles seront installées à l'aéroport de Genève dès 2018.

Les voyageurs de l'aéroport de Zurich, puis ceux de Genève pourront utiliser la reconnaissance faciale à titre volontaire pour le contrôle des passeports. Huit sas équipés de détecteurs de visage seront mis en service le 27 septembre prochain, en principe, indique une porte-parole de l'aéroport zurichois. Elle confirme une information révélée par le Tages-Anzeiger et le Bund.

Ces détecteurs comparent les données faciales et corporelles qu'ils enregistrent avec la photo du passeport biométrique. Ils ne peuvent donc être utilisés que par des détenteurs d'un tel passeport, âgés de plus de 18 ans et citoyens suisses ou d'un pays de l'UE, voire de l'EEE.

Avec ces appareils, l'aéroport entend augmenter la capacité des postes de contrôle afin de l'adapter à l'augmentation du nombre de passagers. La police cantonale zurichoise en sera le propriétaire et l'exploitant.

Les postes de contrôles classiques resteront en service, les détecteurs de reconnaissance faciale étant uniquement utilisés par les passagers sur une base volontaire, pour le moment. Cette phase pilote doit durer plusieurs mois. Elle fera ensuite l'objet d'une évaluation.

Genève dès 2018

A Genève, des guérites automatiques de contrôles seront aussi installées, a indiqué vendredi le capitaine Christophe Debons du Corps des gardes-frontière. Le projet démarrera en 2018, a précisé à l'ats Bertrand Stämpfli, porte-parole de Genève Aéroport.

Du côté de EuroAirport à Bâle, ce système est encore à l'étude. "Nous suivons avec beaucoup d'intérêt les tests menés à Paris et à Zurich et attendons avec impatience les résultats", a précisé Vivienne Gaskell, porte-parole de EuroAirport. Un système de passage automatisé rapide aux frontières extérieures (Parafe) est actuellement testé aux aéroports d'Orly et de Charles de Gaulle.

Le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, Adrian Lobsiger, ne s'oppose pas fondamentalement au système, mais exige des directives claires: les données doivent être supprimées dès que les passagers se trouvent dans l'avion, a-t-il dit à la radio alémanique SRF.

Si les données biométriques devaient être liées à des applications étatiques ou à des banques de données publiques sur internet, les personnes concernées devraient être informées, a ajouté le préposé. (awp)


 

 


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