Affaire crypto: la mise en garde de Tiana A. Moser

dimanche, 16.02.2020

La présidente de la La commission de politique extérieure (CPE), Tiana Angelina Moser, met en garde contre toute conclusion hâtive.

"Nous n'avons pas de crise étatique pour le moment" estime Tiana Angelina Moser, la présidente de la La commission de politique extérieure (CPE). (Keystone)

L'affaire Crypto continue de faire parler d'elle. La commission de politique extérieure (CPE) empoignera la thématique la semaine prochaine. Sa présidente, Tiana Angelina Moser, met toutefois en garde contre toute conclusion hâtive.

Des hypothèses rapportent que des fonctionnaires suisses haut placés auraient eu vent d'une affaire d'espionnage des services de renseignement américain et allemand, a dit la conseillère nationale (PVL/ZH) sur les ondes de la radio alémanique SRF. Mais peu d'éléments ont été confirmés.

"Nous n'avons pas de crise étatique pour le moment", a poursuivi la Zurichoise. Les institutions suisses fonctionnent. Elles doivent maintenant faire en sorte que le cas soit examiné en détail. "Expédier le dossier serait une faute". Les commissions de gestion sont déjà en train de plancher sur le sujet. Mme Moser dit leur faire confiance.

Moralement répréhensible

Les révélations des journalistes doivent être prises au sérieux, a encore souligné la présidente de la CPE. Pour l'instant, elle n'est au courant d'aucune réaction d'autres Etats vis-à-vis de ces recherches. Jusqu'à présent, l'histoire concerne surtout la politique intérieure. Mais la situation peut changer.

La Suisse n'a pas toujours été exemplaire par le passé en matière de neutralité, a rappelé la députée. Et de donner en exemple le rapport Bergier, les contacts avérés avec le régime apartheid en Afrique du Sud ainsi que les avoirs investis par des despotes en Suisse.

Les modèles de gestion mis en lumière actuellement sont moralement très répréhensibles, a dénoncé Mme Moser. Il serait injustifiable de les taire d'une manière ou d'une autre.

Rester calme

Président du PDC, Gerhard Pfister partage pour l'essentiel la position de Mme Moser. A commencer par la nécessité de ne pas brûler les étapes, a dit le Zougois samedi à Forum sur la RTS.

Appelant chacun à "rester calme", il a déclaré qu'il fallait faire une chose après l'autre dans cette affaire. Et de rappeler l'enquête mandatée par le Conseil fédéral et celle menée par la Délégation des commissions de gestion du Parlement. Il sera assez tôt, une fois ces dernières bouclées, de discuter de la nécessité de créer une Commission d'enquête parlementaire comme le réclame le PS. (awp)





 
 


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