L'ETH Zurich licencie une professeure qui tyrannisait ses doctorants

lundi, 15.07.2019

L'ETH Zurich reproche à cette professeure d'astronomie du département de physique d'avoir tyrannisé ses doctorants. La demande de licenciement a été acceptée par le Conseil des EPF.

La demande de licenciement a été déposée après une enquête administrative qui a conclu à un "comportement grave et déloyal sur une longue période".(Keystone)

Le Conseil des EPF accepte la demande de licenciement d'une professeure que lui a soumise l'ETH Zurich. Il considère que les allégations de mobbing formulées à l'encontre de cette professeure sont "justifiées".

Le Conseil des EPF ainsi que les institutions du Domaine des EPF "prônent une culture de respect mutuel", a -t-il indiqué lundi. Des mesures supplémentaires sont prévues dans ce domaine.

Le Conseil des EPF a décidé lors de sa sécance des 10 et 11 juillet d'accéder à la demande de licenciement formulée le 12 mars par l'ETH Zurich. La professeure concernée a été informée des raisons détaillées de cette décision.

Protection et assistance

Dans son communiqué, le Conseil des EPF rappelle qu'il est tenu de garantir protection et assistance aux collaborateurs du Domaine des EPF. "Le respect mutuel est le fondement d'une collaboration fructueuse et réussie".

En cas de conflit, les collaborateurs peuvent s'adresser à différents points de contact. Il est dans l'intérêt de toutes les personnes impliquées de trouver une solution à l'amiable le plus rapidement possible. Le Conseil des EPF "déplore" que cela "n'a pas été possible" dans le cas de cette professeure.

Enquête administrative

L'ETH Zurich reproche à cette professeure d'astronomie du département de physique d'avoir tyrannisé ses doctorants. La demande de licenciement a été déposée après une enquête administrative qui a conclu à un "comportement grave et déloyal sur une longue période".

L'auteur du rapport a recommandé qu'il soit mis fin aux relations de travail avec cette professeure.

La NZZ am Sonntag, qui avait rendu l'affaire publique, avait parlé de mobbing. En mars 2017, les doctorants concernés avaient été attribués à d'autres responsables de thèse. L'Institut d'astronomie que dirigeait la professeure avait été dissous.(awp)





 
 
 
 

AGEFI

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