Une start-up de l'EPFL collabore avec Mercedes-Benz au CES

mardi, 07.01.2020

Installés sur une voiture futuriste Mercedes-Benz, les robots de la start-up de l'EPFL Foldaway haptics ont fait le show au CES 2020.

Inspirée par le film Avatar, la voiture vise à mettre en évidence l'interaction entre l'homme, la technologie et la nature.

Une trentaine de «volets bioniques» développés par la spin-off de l'EPFL Foldaway haptics ont fait le show au CES 2020. Ils ont rendu la carrosserie interactive d'une voiture futuriste présentée par le constructeur allemand Mercedes-Benz.

Inspirée par le film Avatar, cette voiture futuriste appelée VISION AVTR vise à mettre en évidence l'interaction entre l'homme, la technologie et la nature. Les actions du conducteur mettent en mouvement les « violets bioniques » qui imitent des écailles pour l’occasion: clignotant, freinage, vitesse, par exemple, sont mis en évidence par divers mouvements.

Plié et déplié en un clin d'œil, capable de diverses séquences rapides, ce robot inspiré de l’origami a séduit les designers du fabricant automobile par le large spectre de mouvements réalisables ainsi que sa simplicité d’installation. Ultraléger, il passe en une fraction de seconde d’un format plat – de moins de deux millimètres d’épaisseur- à une plaquette mouvante en trois dimensions dont l’habillage peaufine l’effet.

Le plus gros atout de ce petit robot est certainement son mode de fabrication : élaboré grâce à une juxtaposition de fines couches de divers matériaux composites, qui assurent stabilité et solidité à l’ensemble. Chaque feuillet est prédécoupé puis les diverses couches sont superposées. Grâce ce système, la taille des engins peut être adaptée en fonction du support.

La plaque supérieure de chaque petit robot, qui constitue l’une des pièces de l’image finale, peut prendre une variété infinie de formes, permettant de laisser libre court à la créativité de l’utilisateur.

Une nouvelle version des joysticks haptiques

Ces robots sont en fait une nouvelle version des joysticks haptiques pliables, issus de recherches menées au Laboratoire de robotique reconfigurable, que la start-up développe depuis 2017. Équipés d’un retour de force, ils donnent une nouvelle dimension aux objets numériques. « Il est par exemple possible de se rendre compte de la texture d’un vêtement sur un site de vente en ligne ou du poids d’un objet à soulever dans un jeu vidéo », note Marco Salerno, cofondateur, avec Stefano Mintchev, de Foldaway haptics.

Contactés au printemps par ce dernier, les deux entrepreneurs n’ont pas hésité longtemps avant de relever le défi de placer leurs robots sur le concept car. Les petits engins, dont le pliage est inspiré de l’origami, ont ainsi été adaptés et dépourvus de la fonction haptique. Ils se sont ensuite rendus au siège de la firme allemande pour effectuer les premiers tests et expliquer les finesses de fonctionnement aux ingénieurs.





 
 
 
 

AGEFI

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