La R&D occupe une place capitale dans l’innovation vaudoise

jeudi, 19.09.2019

Claudine Amstein*

Claudine Amstein

Le canton de Vaud figure parmi les régions les plus innovantes en Suisse et dans le monde. L’étude Vaud innove dessine les contours de cet écosystème et en dresse l’état des lieux feuilletonné sur un site dédié. Cette semaine, zoom sur la recherche et le développement. 

Innover, c’est prospérer. Cet adage résume combien l’innovation est devenue essentielle pour développer ses affaires dans un univers mondialisé et digitalisé. Sans elle, pas de nouveaux produits, ni de services, ni de procédés. Dans ce contexte, l’écosystème vaudois de l’innovation se distingue en trustant les places d’honneur dans les classements mondiaux depuis belle lurette. Mais qu’en sait-on vraiment, dans le fond? C’est pour en mesurer l’étendue et la diversité que la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), la Banque Cantonale Vaudoise, via son Observatoire de l’économie vaudoise, et Innovaud ont réalisé l’étude «Vaud innove», disponible sur un site dédié depuis jeudi dernier. 

L’étude a pour ambition d’explorer chaque semaine durant deux mois les différents visages de l’innovation dans notre région, la force de son dispositif de recherche académique, les flux de transfert de technologie vers l’économie, les impacts et les enjeux de l’innovation pour les entreprises et la création d’emplois. De même que les prérequis en matière de conditions-cadres et d’accès aux capitaux ou aux talents.

Dans le deuxième chapitre mis en ligne hier, l’accent est mis sur les activités de recherche et de développement (R&D), qui atteignent des proportions remarquables dans le canton. Qu’il soit privé ou académique, ce secteur occupe une place centrale dans l’innovation vaudoise, et irrigue l’ensemble de cet écosystème. Le tissu académique suisse se signale par son excellence, notamment en termes de qualité? de publication et de productivité? des chercheurs. Le secteur privé joue un rôle prépondérant dans le processus d’innovation; alors que les investissements des entreprises en R&D représentent 65% du total dans l’Union européenne, ce chiffre atteint 70% en Suisse. La part des universités s’élève à 27%, celle des institutions de recherche à but non lucratif à 2%, et celle de l’Etat central à 1%.

Avec des dépenses en R&D ayant atteint 3,4% du PIB en 2017, la Suisse se classe dans le top 10 mondial, en troisième position devant les États-Unis et l’Allemagne, et seulement précédée par Israël et la Core?e du Sud. A titre de comparaison, l’intensité de la R&D dans l’UE a stagné autour de 2% du PIB en moyenne, entre 2012 et 2016.

Ce travail de recherche, qui repose sur l’analyse détaillée de très nombreuses data, n’a pas été entrepris dans le seul but de louer le génie inventif vaudois. Ces données de référence ont avant tout pour objectif de montrer les spécificités et les besoins de cet écosystème à tous les acteurs économiques et politiques afin qu’ils en mesurent toute l’importance pour l’avenir de l’économie. Nos entreprises sont parfaitement conscientes qu’innover est la condition sine qua non pour rester compétitives, conquérir de nouveaux marchés et participer activement à la prospérité du canton. 

C’est pourquoi l’innovation reste un processus qui doit être activement soutenu pour demeurer dynamique. À cet égard, le maintien et le développement de conditions-cadres favorables demeurent absolument indispensables, tout comme notre ouverture vers l’extérieur.

* Directrice, Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie 





 
 
 

AGEFI

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