La Morning note de Mirabaud Securities

jeudi, 20.04.2017

Aujourd'hui, la Morning note de Mirabaud Securities surveillera avec attention les marchés d'actions américains, l'indice britannique FTSE, et les statistiques du Beige Book de la Fed.

Les indices américains ont fini en ordre dispersé hier soir avec d’un côté le Dow Jones qui est revenu sur ses niveaux d’il y a 2 mois et d’un autre le Nasdaq a bénéficié, entre autre, d’un plus haut historique du titre Facebook et d’autres valeurs de la high-tech.

Le Dow Jones a littéralement été plombé par la baisse d’IBM et de Goldman Sachs (plus de la moitié de la baisse de l’indice) et par la baisse du secteur de l’énergie

Le secteur bancaire a été porté par la publication des résultats de Morgan Stanley (+2%) porté par les revenus liés au trading obligataire qui ont presque doublé à la faveur du relèvement des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine. Notons que Goldman Sachs poursuit sa descente aux enfers avec une nouvelle baisse de -0.7% (-4.7% hier).

Globalement sur les 45 sociétés du S&P 500 qui ont publié leurs comptes, près de 76% ont dépassé le consensus.

Les cours du pétrole ont fortement baissé hier soir sous le coup de chiffres sur l'offre américaine jugés globalement défavorables, dans un contexte de doutes sur les perspectives du marché mondial.

Au niveau des devises, le rebond du dollar a plombé tout le secteur des matières premières (l’Argent est notamment passé sous sa moyenne mobile des 200 jours).

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montant à 2,215% contre 2,171% la veille, et celui des bons à 30 ans à 2,872%, contre 2,838% précédemment.

La corrélation inversée entre la volatilité (VIX) et le S&P 500 continue de fonctionner puisque le VIX est passé au-dessus de la barre des 15 en cours de séance.

1. Statistiques américaines

En l’absence des statistiques économiques importantes, il y avait la publication du Beige Book de la Fed, voici ce que nous avons relevé :

· Un long fleuve tranquille

Pour mémoire le Beige Book de la Réserve fédérale est un rapport sur les conditions économiques actuelles dans chacun des 12 districts fédéraux des Etats-Unis. Il offre une vision globale des tendances économiques et des défis affrontés par les Etats-Unis. Il est publié 8 fois par an, 2 semaines avant chaque réunion du Comité de Politique monétaire de la Fed (FOMC). Le rapport est utilisé par le FOMC lors de toute prise de décision sur les taux d'intérêt à court-terme. La prochaine réunion étant fixée au 2 et 3 mai. Aucune hausse (de taux) n’est actuellement prévue.

a. Quid de l’activité économique

La croissance économique a été modeste voire modérée aux Etats-Unis de la mi-février à la fin mars. L'activité a crû dans chacune des douze régions du système de Réserve fédérale (Fed) entre la mi-février et début avril. Le mois dernier, les acteurs économiques ont noté un regain de croissance modeste à modéré du côté de l'industrie manufacturière. Selon les régions, les interlocuteurs se disent soit largement optimistes sur les perspectives du secteur, soit inquiets comme à Boston, de l'impact du dollar fort et de l'incertitude sur le sort des accords commerciaux internationaux. Si la production manufacturière est à la hausse, la croissance des livraisons en revanche commence à marquer le pas. Les dépenses des consommateurs, (2/3 de la croissance), sont stables ou en faible hausse dans plusieurs régions, tirées par les ventes de voitures. Le tourisme se porte bien.

b. Quid de l’inflation

Les prix ont modestement augmenté. De modestes hausses de salaires se sont étendues et un grand nombre d'entreprises mentionnent un turn-over rapide du personnel qu'il devient difficile de retenir. Rappelons que l'inflation (indice PCE) est actuellement de 2,1% sur un an.

c. Quid de l’emploi

Le rapport de la Fed montre que les entreprises ont le plus souvent davantage de difficultés à pourvoir aux postes les moins qualifiés et elles sont de plus en plus nombreuses à avouer qu'elles ont du mal à retenir leurs salariés.

d. Quid du dollar

Le dollar est cité plusieurs fois comme un handicap aux exportations mais moins que dans les récents précédents rapports. Dans la région de Cleveland par exemple, les facteurs qui assombrissent la croissance de la production manufacturière incluent le dollar fort et l'incertitude quant à la politique commerciale.

e. Quid du marché immobilier

Le marché immobilier a vu sa croissance encore s'accélérer, notamment dans le secteur de la construction alors que les reventes de logements connaissent un tassement vu le bas niveau des stocks de maisons à vendre.

f. Conclusion

S’il n’y a pas de grand scoop à retirer de la publication du Beige book, on en ressort cependant sur sa faim. On aurait voulu y lire une amélioration substantielle de l’économie américaine mais trop de doutes persistent : Programme économique de Donald Trump, dollar fort et difficultés à l’embauche. Cela confirme le fait que la croissance américaine devrait avoir flirter avec les 1% (voire moins) lors du premier trimestre de l’année.

2. La zone euro a une nouvelle fois le mojo

Comme vous le savez, c’est une constatation que nous mettons en avant depuis un certain temps : Le transfert des allocations des Etats-Unis vers la zone euro. Si la décorrélation entre les indices des deux côtés de l’Atlantique se fait encore attendre, la tendance se poursuit encore et encore.

Selon la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch auprès des gérants de fonds, les investisseurs se détournent des marchés d'actions américains au profit de ceux de la zone euro, opérant la cinquième plus importante rotation depuis 1999 en dépit des risques liés à la présidentielle en France.

Leurs investissements en actions de la zone euro ont atteint leur plus haut niveau depuis 15 mois, tandis que ceux dans les actions américaines n'ont jamais été aussi faibles depuis janvier 2008 !

La raison principale étant à mettre sur le compte de la valorisation des actions américaines (jugées surévaluées) mais aussi sur les doutes entourant la politique économique de l’administration Trump (notamment concernant la réforme fiscale).

3. Le FTSE a lui perdu son mojo

Début octobre 2016, une enquête menée auprès d'une trentaine de traders, gérants et responsables de stratégies d'investissement, donnait un indice FTSE 100 à 6’800 points fin 2016, puis un repli à 6’750 points mi-2017 suivi d'un rebond à 7’000 points à la fin 2017.

L'indice phare de la place britannique venait de franchir la barre des 7’000 points pour la première fois depuis la mi-2015, grâce principalement à la baisse continue de la … livre sterling, au plus bas depuis 31 ans face au dollar en raison des nouvelles inquiétudes suscitées par le processus de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

La faiblesse de la livre profite (ait) aux multinationales britanniques tournées vers l'export, comme le groupe de spiritueux Diageo ou le géant des produits de grande consommation Unilever, qui ont inscrit des records historiques.

Mervyn King, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre (2003-2013) déclarait le même mois que « La chute de la livre est un changement bienvenu. Je me rappelle qu’avant le référendum, quelqu’un a dit : le danger du Brexit est de se retrouver avec des taux d’intérêt plus élevés, des prix immobiliers plus bas et un taux de change plus bas. Je me suis dit : ce serait le rêve. Ça fait trois ans qu’on essaie d’obtenir ça. »

Selon lui, la dévaluation de la monnaie permettrait de rééquilibrer l’économie britannique, aujourd’hui beaucoup trop dépendante de ses consommateurs, et qui ne produit et n’exporte pas assez.

L’ancien gouverneur pouvait appuyer son diagnostic sur la récente histoire britannique. Entre 2007 et 2009, la crise financière avait en effet provoqué une chute de 20 % de la livre sterling, qui avait frôlé la parité avec l’euro.

Conséquences ? Selon une note de recherche de la Banque d’Angleterre, le déficit commercial du Royaume-Uni avait été réduit de moitié, passant de 3 % du PIB en 2007 à 1,6 % en 2011…..

Mais le bilan est en demi-teinte, car les Britanniques avaient aussi beaucoup souffert de l’inflation, qui avait dépassé 5 % à deux reprises, tandis que leurs salaires stagnaient.

Leur pouvoir d’achat a connu une baisse historique, qui s’est traduite par une longue stagnation économique jusqu’en 2013.

Malgré cela, au même moment nous indiquions qu’il y aurait un après référendum et un après choc. Choc post-traumatique. Nous y sommes peut-être aujourd’hui.

En effet, en appelant à des élections anticipées le 8 juin (approuvé par le Parlement hier), Theresa May a pris plusieurs risques :

· Risque (mesuré voire minime) de perdre la majorité parlementaire.

· Risque de devoir faire des concessions pour gagner cette majorité

· Risque financier que la mise en place du Brexit mette plus de temps que prévu (le pays devra continuer à payer l’Union européenne).

· Risque juridique puisque Londres devra continuer à se plier aux arbitrages de la Cour de Justice de l’Union européenne tout en tentant d’en sortir !

· Risque économique avec d’un côté une inflation galopante et d’un autre une détérioration du tissu économique (production industrielle, immobilier, exportations, …)

· Risque identitaire enfin avec la risque de voir l’Ecosse se lasser des interminables votations et d’une augmentation des pouvoirs attribués à Theresa May

Il nous semble donc aujourd’hui opportun de ne pas investir dans une économie britannique en proie à de trop nombreux doutes. Doutes qui impacteront forcément le FTSE 100.

4. Aujourd’hui

Aujourd’hui, nous digérerons le Tankan et les chiffres de l’import/export au Japon et observerons avec intérêt la confiance du consommateur en zone euro.

Les indices européens devraient ouvrir en baisse ce matin dans le sillage de l’hésitation des indices américains hier soir. À 3 jours du premier tour de l’élection présidentielle française les investisseurs tentent par tous les moyens d’éviter le choc (théorique mais possible) d’un deuxième tour entre Jean-Luc Melenchon et Marine Le Pen….

Tendance asiatique

Les indices asiatiques tentent un rebond ce matin malgré les hésitations américaines. La raison au retour au calme sur les devises, mais aussi à une augmentation tant en valeur qu'en volume des importations et des exportations au Japon. En effet, le mois dernier, les exportations du Japon se sont élevées de 12% en valeur sur un an et 6,6% en volume pour atteindre 7.229,1 milliards de yens. Ce sont les composants d'automobiles, les instruments scientifiques et optiques ainsi que l'acier qui ont dopé les ventes à l'extérieur, avec des progressions de plus de 20% dans les deux premiers cas et 15% dans le troisième. Les importations, elles, se sont envolées de 15,8% en valeur (+4,1% en volume) à 6.614,4 milliards de yens, du fait d'une augmentation des factures de pétrole, charbon et produits pétroliers dans des proportions allant de 45% à 76%.

Actualité

La Banque centrale européenne (BCE) ne doit pas encore dénouer ses mesures de stimulation économique, a déclaré François Villeroy de Galhau, prônant le "pragmatisme" pour ce qui est de décider quelles mesures devront être dénouées en dernier. "Il est clair que l'environnement macroéconomique actuel n'appelle pas un recaligrage", a dit le président de la Banque de France et membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

La Réserve fédérale américaine doit commencer rapidement à réduire la taille de son bilan mais en procédant de manière très progressive afin de ne pas affecter le relèvement de ses taux d'intérêt, a estimé Eric Rosengren, le président de la Fed de la Boston.

Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a accusé l'Iran de se livrer à "d'incessantes et inquiétantes provocations" visant à déstabiliser des pays du Proche-Orient. Il a en outre estimé que la République islamique cherchait à nuire aux intérêts des Etats-Unis en Syrie, en Irak et au Liban.

L'armée israélienne a estimé que les forces du président syrien Bachar al Assad possédaient encore plusieurs tonnes d'armes chimiques, deux semaines après l'attaque chimique qui a tué près de 90 personnes à Khan Cheikhoune.

Energie / Utilities

► Les tarifs réglementés de vente du gaz aux particuliers par Engie vont diminuer de 3,3% à compter du 1er mai, indique Le Figaro sur son site internet. D'après le quotidien, l'entreprise a transmis cette demande de révision tarifaire, qui concerne 5,8 millions de foyers, à la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Les tarifs sont revus tous les mois selon une formule de calcul qui prend notamment en compte leur évolution sur le marché de gros du gaz et celle des cours du pétrole.

► Engie a annoncé la suppression de plusieurs centaines de postes dans le cadre de la réorganisation de ses fonctions support, avec au total 618 salariés impactés en France, Belgique et Royaume-Uni, a-t-on appris de sources concordantes.

Prix du baril

L'Opep envisage de rencontrer des producteurs de pétrole non membres de l'organisation le même jour que sa réunion ministérielle prévue le 25 mai, a-t-on appris de sources proches du dossier, dans le cadre des consultations sur une éventuelle prolongation de l'accord de réduction de la production conclu fin 2016.

Industrie / Minières / Automobile

► Lufthansa et United Airlines ont annoncé la création d'une co-entreprise dans le transport de marchandises entre les Etats-Unis et l'Europe.

► Le groupe d'édition belge Mediahuis et son associé VP Exploitatie ont lancé une OPA amicale sur Telegraaf Media Group (TMG). Les trois sociétés, qui tentent de créer un groupe, ont annoncé l'information dans un communiqué commun. Le conseil d'administration de TMG, société qui est propriétaire du premier quotidien néerlandais, a déclaré qu'il soutenait à l'unanimité l'offre de six euros par action et qu'il recommandait aux actionnaires de présenter leurs titres à la vente.

► ABB a déclaré s'attendre à ce que 2017 soit une année de transition accompagnée de premiers signes de redressement dans certains secteurs d'activité, le groupe ayant dégagé un bénéfice supérieur aux attentes au premier trimestre. ABB, dont la gamme de produits va des transformateurs aux robots industriels, a publié un bénéfice net en hausse de 45% à 724 millions de dollars (675 millions d'euros) sur les trois premiers mois de l'année. Ce résultat, gonflé par la vente des activités dans les câbles à haute tension au danois NKT, est supérieur à la prévision du consensus qui attendait 489 millions de dollars. Le chiffre d'affaires s'est contracté de 1% à 7,85 milliards de dollars. Il est toutefois en progression de 3% si l'on exclut les conséquences des changements de périmètres et les effets de changes.

► Rio Tinto a annoncé la chute de sa production de cuivre au premier trimestre en raison d'une longue grève au Chili et de changements des règlements miniers en Indonésie. Le groupe minier a enregistré une baisse de 37% de la production de cuivre sur un an, à 84.200 tonnes, et a réduit ses objectifs pour l'ensemble de l'année. En cause notamment, une grève de 43 jours dans la mine chilienne d'Escondida, la plus grande mine de cuivre du monde, qui appartient à BHP Billiton mais où Rio détient 30% des parts. La grève a pris fin le 24 mars mais la production ne devrait pas retrouver des niveaux normaux avant juillet, ajoute Rio. Autre facteur baissier, une modification par l'Indonésie de la réglementation minière a provoqué un conflit avec l'américain Freeport-McMoRan, qui gère la mine indonésienne de Grasberg, dans laquelle Rio Tinto a également une participation. Les exportations de cuivre et d'or provenant de cette mine gigantesque ont été interrompues.

► General Motors a annoncé que ses actifs au Venezuela avaient été saisis par les autorités sans avertissement et a promis un recours en justice contre la mesure, que le constructeur américain juge illégale. Cette confiscation intervient dans un contexte de forte détérioration du climat des affaires dans le pays plongé dans une crise économique qui a déjà éprouvé de nombreux groupes américains.

► Donald Trump s'apprête à signer une directive demandant une enquête du département du Commerce, pour déterminer si les importations d'acier étranger nuisent à la sécurité nationale, ont déclaré deux responsables de son administration. Le texte s'appuie sur une loi permettant au président américain de réduire les importations pour des motifs de sécurité nationale.

► Kuehne+Nagel a poursuivi sur sa lancée après un solide dernier trimestre 2016 avec une hausse de 7,2% du chiffre d'affaires à 4,3 mrd sur les trois premiers mois de l'année en cours. Par contre, le bénéfice net s'est replié de 2,4% à 165 mio CHF, a indiqué le logisticien dans son rapport d'étape. Le résultat d'exploitation s'est également inscrit en baisse de 3,7% à 209 mio CHF. A l'inverse du bénéfice brut, qui a progressé de 3,5% à 1,6 mrd. Les résultats diffèrent des prévisions du consensus. Si le chiffre d'affaires est ressorti au-dessus des estimations, établies à 4,1 mrd CHF, le résultat d'exploitation est inférieur aux 219 mio espérés. De même, le bénéfice net après minoritaire était attendu plus élevé à 171 mio. Pour le bénéfice brut, le consensus avait visé juste à 1,6 mrd. Pour l'année en cours, le directeur général Detlef Trefzger s'est montré optimiste. Il s'attend à pouvoir contrer la pression subie sur les marges grâce à une croissance des volumes, une hausse de la productivité et un strict contrôle des coûts.

► Schneider Electric a vu son activité rebondir au premier trimestre, illustrant une reprise attendue sur ses principaux marchés, notamment en Chine, et le groupe a confirmé ses objectifs pour l'ensemble de l'année. Entre janvier et mars, le chiffre d'affaires du grope a progressé de 4,5% à 5,84 milliards d'euros, en ligne avec les attentes du consensus. En conséquence, Schneider a confirmé sa prévision d'une croissance organique de ses ventes comprise entre 1 et 3% (hors branche Infrastructure) en 2017, a indiqué le groupe dans un communiqué. Sur ce premier trimestre, l'activité a connu une croissance organique (hors effets de change et variation de périmètre) et hors branche Infrastructure de 4,4%. Alors que sur l'ensemble de 2016 l'activité s'était repliée de 7,3%, Schneider connaît "un bon début d'année", avec "une accélération notable de la progression de notre chiffre d'affaires", a commenté le directeur financier de Schneider Emmanuel Babeau, lors d'un entretien téléphonique. Les branches Building (+3,8 en données comparables), Industry (+5,3%) et IT (technologies de l'information, +4,6%) ont été particulièrement dynamiques, tandis que la branche Infrastructure (réseaux électriques, etc.), la moins performante de Schneider, a limité le recul de son activité à 2,4% en données comparables.

Financières

► Société générale a dévoilé les contours de sa nouvelle organisation, "plus agile et proche des clients", qui se traduit par une série de nominations au sein de différentes lignes de métiers de la banque. "Le projet d?organisation, plus horizontale, tournée vers les clients et avec un axe régional renforcé, s?appuiera sur 17 Business Units et 10 Service Units, directement rattachées à la direction générale", précise la banque dans un communiqué. Ce projet d'organisation, qui doit être mis en place en septembre prochain, avait été confirmé à Reuters le 24 mars dernier. Si le groupe entend notamment supprimer le niveau hiérarchique des trois piliers d'activité du groupe - banque de détail en France, banque de détail et services financiers à l'international et banque d'investissement - ces trois pôles continueront à structurer sa communication financière. Les responsables des 17 business Unit (lignes de métiers) seront supervisés soit par Bernardo Sanchez Incera, responsable de la banque de détail, soit par Didier Valet, récemment promu directeur général délégué et responsable de la banque de financement.

► L'action American Express gagnait 2,6% dans les échanges après la clôture de Wall Street, l'émetteur de cartes de crédit ayant publié un bénéfice net par action supérieur aux attentes, au titre du premier trimestre. American Express a dégagé un profit net de 1,2 milliard de dollars, soit 1,34 dollar par action, sur le trimestre clos fin mars, contre 1,4 milliard de dollars, soit 1,45 dollar par action, sur la même période de l'année précédente. Cette baisse résulte de la hausse des dépenses du groupe et du repli de ses revenus. Le chiffre d'affaires a fléchi de 2,5%, à 7,89 milliards de dollars, en raison notamment de la perte du contrat avec le distributeur Costco. Exception faite de la perte de ce contrat et des conséquences négatives du renchérissement du dollar, l'activité a crû de 6,6%. Les analystes s'attendaient à un résultat net de 1,28 dollar par action et à un chiffre d'affaires de 7,77 milliards de dollars, selon le consensus. Le groupe a confirmé son objectif d'un bénéfice par action compris entre 5,60 dollars et 5,80 dollars pour cette année.

Informations et Technologies

► Verily, la filiale spécialisée dans la santé d’Alphabet (Google), ambitionne de détecter les signes avant-coureurs des maladies en suivant environ 10,000 personnes pendant plusieurs années, dans le cadre d'un projet. L'étude, baptisée "Project Baseline" et réalisée en partenariat avec les universités de Duke et Stanford, dit vouloir réaliser "une carte de la santé humaine" en recensant un large éventail de données médicales, comportementales ou même génétiques sur les participants.

► Soitec a annoncé un chiffre d'affaires consolidé de 70,5 millions d'euros au titre du quatrième trimestre de l'exercice 2016-2017 (clos le 31 mars 2017), en hausse de 8% dont 4% à taux de change constants. Sur l'ensemble de l'exercice 2016-2017, le chiffre d'affaires atteint 245,7 millions d'euros. Il progresse de 5% par rapport à l'exercice 2015-2016 en données publiées, soit une hausse de 4% à taux de change constants, en ligne avec les attentes. Compte tenu du niveau des ventes réalisées au quatrième trimestre, Soitec attend un taux de marge d'Ebitda de l'Électronique d'au moins 16,5% pour l'ensemble de l'exercice 2016-2017. Pour le premier trimestre de l'exercice 2017-2018, Soitec attend une croissance de son chiffre d'affaires d'au moins 20% à taux de change constants par rapport au 1er trimestre de l'exercice 2016-2017.

► Qualcomm a fait état d'un bénéfice et d'un chiffre d'affaires trimestriels dépassant les attentes, ce qui devrait apaiser quelque peu ceux qui se faisaient du souci pour son activité de licences. L'action gagnait 2,4% à 53,85 dollars en après-Bourse. Elle est en baisse de 19% environ depuis le début de l'année, plombée par les frais de justice, et dégage pour l'instant la plus mauvaise performance de l'indice des semiconducteurs de la Bourse de Philadelphie, qui lui est en hausse de 8%. Le groupe anticipe sur le trimestre en cours un bénéfice ajusté de 90 cents à 1,15 dollar par action et un CA de 5,3 à 6,1 milliards de dollars. Le consensus donne respectivement un bénéfice par action de 1,09 dollar et un CA de 5,94 milliards de dollars. Le concepteur de semiconducteurs a sinon réalisé au deuxième trimestre clos le 26 mars un CA en baisse de 9,6% à 5,02 milliards de dollars, intégrant un arbitrage en vertu duquel Qualcomm devra rembourser à BlackBerry la somme de 815 millions de dollars environ (769 millions d'euros) correspondant à un trop perçu de redevances.

► Mediaset a accusé une perte de 295 millions d'euros en 2016 sous le poids d'importantes charges exceptionnelles liées au rapprochement raté avec son rival français Vivendi l'an dernier. Le groupe a essuyé cette perte alors qu'il avait dégagé un bénéfice net de 3,8 millions d'euros en 2015. Mediaset a toutefois promis de renouer avec la rentabilité en 2017. Sur l'exercice 2016, le groupe transalpin a notamment passé une charge exceptionnelle de 341 millions d'euros en raison du litige avec Vivendi. Les deux groupes avaient conclu un accord en avril 2016 pour créer une plate-forme de télévision payante susceptible de rivaliser avec celle de l'américain Netflix. Mais au mois de juillet suivant, Vivendi avait dénoncé l'accord, mettant en doute la qualité des performances du bouquet de télévision payante de Mediaset.

► L'action eBay reculait de 0,5% dollars hier soir, dans les échanges après la clôture de la Bourse de New York, bien que la place de marché électronique américaine ait publié un bénéfice par action légèrement supérieur aux prévisions pour le premier trimestre. eBay a dégagé sur les trois premiers mois de l'année un résultat par action de 49 cents, contre 47 cents sur la même période de l'exercice précédent. Le chiffre d'affaires est ressorti à 2,2 milliards de dollars, contre 2,1 milliards un an plus tôt. Le consensus tablait sur un résultat par action de 48 cents, pour un chiffre d'affaires de 2,2 milliards de dollars. Les perspectives du groupe pour le deuxième trimestre se sont en revanche avérées inférieures aux attentes, avec un résultat par action attendu entre 43 et 45 cents, alors que les analystes pronostiquaient 48 cents. eBay a par ailleurs racheté pour 350 millions de dollars seulement de ses propres actions au premier trimestre alors que le groupe dispose d'une autorisation de rachats allant jusqu'à 1,3 milliard de dollars.

► Publicis espère revenir dans la course au deuxième semestre en renouant avec une croissance conforme à la moyenne du secteur après avoir enregistré un nouveau recul de ses ventes en début d'année, toujours pénalisé par l'impact de pertes de budgets aux Etats-Unis. Le groupe a fait état d'un chiffre d'affaires de 2,33 milliards d'euros pour la période de janvier à mars, accusant un repli - pour le deuxième trimestre consécutif - de 1,2% à données comparables. La baisse est toutefois moins prononcée que ce que redoutait le marché (-1,9% selon un consensus) et marque une amélioration par rapport au repli de 2,5% accusé au dernier trimestre de 2016. Publicis a souffert à nouveau de la perte d'importants budgets et des difficultés de ses activités numériques aux Etats-Unis, en repli de 5,0% sur la période. A contrario, l'Europe s'est distinguée, emmenée par la France qui s'est offert le luxe d'une croissance proche de 12% en dépit d'une période pré-électorale pourtant habituellement propice à un certain attentisme des annonceurs.

Consommation

► Pernod Ricard a vu sa croissance organique légèrement fléchir au troisième trimestre de son exercice décalé, pénalisé dans le cognac par le calendrier du nouvel an chinois et par les difficultés de ses whiskies locaux en Inde. Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 7% à 1,99 milliard d'euros de janvier à mars. A taux de change constants, la croissance est ressortie à 3%, après une hausse de 4% au premier semestre, faisant toutefois mieux que les 1% attendus par les analystes, selon le consensus établi par la société. En Inde, deuxième marché de Pernod Ricard derrière les Etats-Unis, les ventes pâtissent de la démonétisation intervenue dans le pays et vont aussi être affectées par une nouvelle réglementation sur la vente d'alcool à proximité des axes routiers. Le groupe a confirmé sa prévision d'une progression de son résultat opérationnel courant annuel comprise entre 2% et 4% à taux de changes constants.

► Nestlé a généré au premier trimestre 2017 un chiffre d'affaires de 21,0 mrd CHF, pratiquement stable (+0,4) sur un an. Les ventes se situent dans la fourchette basse des prévisions du consensus. La direction confirme ses objectifs pour l'exercice en cours, indique Nestlé. "Nous avons été encouragés par la croissance en Asie et le maintien des dépenses de consommation en Europe. La demande des consommateurs dans les Amériques est restée faible", indique le directeur général (CEO) et administrateur délégué Mark Schneider, cité dans le communiqué. Les adaptations de prix se sont révélées modérées, affirme le nouveau patron de la multinationale. La croissance organique s'est fixée à 2,3%, conformément aux attentes du groupe pour 2017 et supérieure au consensus pour les trois premiers mois. Cet indicateur avait atteint 3,9% lors du premier trimestre de l'année dernière. La progression organique du chiffre d'affaires a atteint 0,8% dans les pays industrialisés, contre 1,7% l'année précédente. Sur les marchés émergents, une croissance de 4,3% est constatée, moindre que les 5,6% du premier trimestre 2016. La croissance interne réelle, qui permet de mesurer le niveau des volumes écoulés, s'est inscrite 1,3%, contre 3,0% douze mois auparavant. Les analystes tablaient pour leur part sur une valeur moyenne de 1,2%. Nestlé maintient son objectif de croissance organique entre 2% et 4% sur l'ensemble de l'année. Afin de stimuler la profitabilité future, le groupe envisage une augmentation considérable des coûts de restructuration, affirme le mastodonte dans son communiqué.

► La Société Générale a abaissé sa recommandation sur Remy Cointreau d’Acheter à Conserver

Pharmaceutique

► Novartis rebondit sur une étude menée par le National Institute of Health américain, indiquant une amélioration de l'efficacité du traitement immunosuppresseur standard contre l'anémie aplasique sévère lorsque celui-ci était combiné en première ligne avec l'eltrombopag. Le résultat de ces recherches figure dans la dernière édition du New England Journal of Medicine.

► bioMérieux publie ses comptes du 1er trimestre 2017 marqués par une forte dynamique commerciale, avec une progression de l'activité de +13,7%, à taux de change et périmètre constants. Le CA ressort ainsi à 568 millions d'euros (+16,3% à données publiées intégrant des effets de change positifs de 13 millions d'euros environ). Les ventes d'équipements s'inscrivent en nette accélération sur l'ensemble des zones d'activité, parallèlement au développement toujours rapide de la région Amérique... La direction souligne par ailleurs la bonne contribution de l'ensemble des gammes stratégiques, incluant une performance remarquable pour FilmArray.


 



 



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