Roche et Novartis évoluent en retrait après le congrès Asco

lundi, 04.06.2018

Roche pourrait voir ses parts de marché se réduire à un segment de niche dans le traitement du cancer du poumon. Du côté de Novartis, les données présentées sur le médicament contre le cancer du sein Kisqali ne devraient pas non plus provoquer un bond de la demande.

Les deux groupes pharmaceutiques Novartis et Roche ont entamé la séance sur une hausse, toutefois, Roche a rapidement basculé dans le rouge.(keystone)

Les titres des deux sociétés pharmaceutiques Roche et Novartis évoluaient en retrait lundi matin à la Bourse suisse.

Les deux groupes pharmaceutiques ont entamé la séance sur une hausse, toutefois, Roche a rapidement basculé dans le rouge. Vers 9h40, ce dernier lâchait 0,2% à 215,5 francs tandis que Novartis progressait de 0,2% à 74,82 francs. L'indice SMI prenait de son côté 0,25%.

Roche a présenté des données de l'étude de phase III IMpower131 sur le Tecentriq en association avec une chimiothérapie chez les patients atteints d'une certaine forme du cancer du poumon. Le concurrent américain Merck a publié une étude similaire sur son produit Keytruda. Les analystes s'accordent sur le fait que le groupe américain a obtenu de meilleurs résultats. Certains estiment qu'un abaissement des prévisions du consensus pourrait intervenir pour le Tecentriq.

Chez Novartis, les données sur l'anticancéreux Kisqali ont certes corroboré l'efficacité du produit, toutefois, cela ne changera pas la perception du groupe pharmaceutique dans le secteur de l'oncologie, estime l'analyste de JPMorgan. De plus, le traitement avec Kisqali exige de surveiller de plus prêt la fonction cardiaque des patients, ce qui constitue un frein.

L'entreprise a également présenté des données sur son médicament Tasigna dans deux études de phase II chez les patients atteints de la leucémie myéloïde chronique à chromosome Philadelphie positif (LMC Ph+), une forme de cancer du sang. D'après les résultats, près de la moitié des patients n'ont pas connu de rechute pendant près de trois ans après la fin du traitement.(awp)






 
 

AGEFI


 

 




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