Le financement des start-up est un bon moyen de rester connecté

mardi, 12.06.2018

Les entrepreneurs suisses sont moins enclins que leurs homologues américains ou asiatiques à investir dans des jeunes pousses. Mais lorsqu'ils le font, ils se montrent particulièrement convaincus de leur engagement.

Si l'entrepreneur helvétique est un peu plus frileux que ses pairs étrangers, il est très confiant dans les bénéfices qu'il peut retirer des start-up.(pixabay)

Un entrepreneur suisse sur trois (33%) est un "business angel" ou investisseur providentiel s'engageant dans des start-up, révèle une étude de HSBC Private Banking publiée mardi. A l'échelle internationale, ce taux s'élève en moyenne à 47%, et même à 66% au Moyen-Orient et 54% aux Etats-Unis, régions les plus audacieuses à cette aune là, dévoile l'étude de la grande banque.

Il en ressort que si l'entrepreneur helvétique est globalement un peu plus frileux que ses pairs étrangers devant ce type d'investissements, il se montre très confiant, quand il se lance, dans les bénéfices qu'il peut en retirer. Et il le fait avec plus de prodigalité, puisque le "business angel" helvétique s'engage en moyenne dans plus de neuf start-up, contre six pour la moyenne mondiale.

L'étude met en lumière le fait que l'investissement providentiel représente une opportunité pour les deux parties. La start-up en retire du financement mais aussi un partage d'expérience enrichissant avec un entrepreneur plus aguerri. Ce dernier, outre la plus-value financière espérée, peut se tenir au fait des derniers développements et rester connecté au changement, via cette proximité avec les jeunes pousses.

Intérêts différents selon l'âge

Le goût du risque globalement plus modéré des investisseurs suisses peut s'expliquer en partie par des raisons culturelles et un profil d'âge plus élevé. A l'échelle globale, plus de la moitié (57%) des entrepreneurs de moins de 35 ans déclarent soutenir des start-up. Cette part chute à 29% chez les plus de 55 ans.De même, les attentes des jeunes investisseurs ne sont pas les mêmes que celles des entrepreneurs plus âgés. Près de six entrepreneurs impliqués sur dix issus de la jeune génération expliquent leur engagement par la volonté de rester au courant des derniers progrès industriels. Les plus âgés, en revanche, y voient plutôt un moyen de diversifier leur portefeuille."D'une façon générale, au-delà des affaires, de nombreux investisseurs providentiels s'engagent car ils souhaitent redonner quelque chose en retour à la communauté des entrepreneurs", relève Roger Lehmann, responsable pour les clients résidant en Suisse à HSBC Private Banking.L'étude révèle enfin que l'entrepreneur helvétique est très attaché à sa société. Près des deux tiers des hommes d'affaires interrogés sont eux-mêmes issus d'une famille d'entrepreneurs et seuls 30% d'entre eux ont l'intention de vendre leurs parts à l'avenir.L'étude a été réalisée entre décembre et janvier auprès de 3725 entrepreneurs privés de onze pays, disposant d'une fortune moyenne de 2,52 millions de dollars (2,5 millions de francs). En Suisse, 171 hommes d'affaires y ont participé.(ats)

 

 






 
 

AGEFI


 

 




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