Wall Street sans tendance, à la fin d'une semaine d'hésitations

samedi, 01.07.2017

Wall Street a terminé sans tendance vendredi, à l'image d'une semaine hésitante: le Dow Jones (+0,29%) a profité d'un ralentissement de l'inflation, rassurant sur les politiques monétaires tandis que le Nasdaq a chuté dans les derniers échanges, perdant 0,06%.

Selon les résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a progressé de 62,60 points à 21.349,63 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 3,93 points à 6.140,42 points. L'indice élargi S&P 500 a gagné 3,71 points, soit 0,15%, à 2.423,41 points.

"C'est la dernière séance du mois et du trimestre et les investisseurs doivent probablement ajuster leurs portefeuilles", a mis en avant Jack Ablin de BMO Private Bank.

Le manque de direction de Wall Street pouvait aussi s'expliquer par des départs anticipés de certains acteurs du marché, pour un week-end prolongé.

Il y aura bien une séance lundi à New York mais elle sera raccourcie et mardi sera férié pour cause de fête nationale célébrant l'indépendance des Etats-Unis.

Principal indicateur du jour, l'inflation sur un an aux Etats-Unis a poursuivi son ralentissement en mai, pour tomber à 1,4%, son plus faible niveau en six mois, selon l'indice PCE, indicateur privilégié par la Réserve fédérale américaine (Fed).

"Nous ne pensons pas que la tendance de l'inflation reparte à la baisse", a nuancé Jim O'Sullivan de HFE dans une note.

"Mais ces chiffres aident à compenser les effets d'une baisse continue du chômage ces derniers mois qui poussent à une hausse des taux de la Fed", a-t-il continué.

De même, en zone euro l'inflation est tombée en juin à 1,3%, bien en dessous de l'objectif de 2% de la Banque centrale européenne (BCE).

Wall Street profitait donc de chiffres qualifiés par les analystes de "Boucles d'or" (Goldilocks): suffisamment bons pour ne pas inquiéter sur l'état de l'économie mais suffisamment mauvais pour inciter les banques centrales à ne pas resserrer trop vite leur politique monétaire.

La Réserve fédérale américaine (Fed) est déjà engagée dans ce processus et plusieurs grandes banques centrales ont semblé faire quelques timides pas cette semaine en direction d'une normalisation de leur politique monétaire jusque là très accommodante.

Cela a fait grimper les rendements obligataires. Le rendement des bons du Trésor à dix ans montait encore à 2,299% vendredi vers 20H40 GMT contre 2,267% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,830% contre 2,814% précédemment.

La technologie résiste

Parmi les autres indicateurs, les dépenses des ménages aux Etats-Unis ont augmenté moins que les revenus en mai, attestant d'une consommation peu soutenue.

En revanche, le moral des ménages aux Etats-Unis a progressé en juin, davantage que ne l'escomptaient les analystes, selon l'estimation finale de l'Université du Michigan.

L'activité économique de la région de Chicago a connu une hausse innatendue en juin, selon l'indice des directeurs d'achats ISM. Cette région est considérée comme l'un des baromètres du pays.

Les valeurs technologiques, attaquées cette semaine, ont réussi à limiter la casse, l'indice du S&P 500 qui leur est dédié a perdu 0,11% vendredi.

Parmi les autres valeurs, Bank of America a pris 0,25% à 24,26 dollars. Le milliardaire américain Warren Buffett pourrait réaliser une plus-value de 12 milliards de dollars pour un investissement effectué en 2011 dans Bank of America via son fonds Berkshire Hathaway (+0,04% à 169,37 dollars, pour le titre de classe B).

Nike, qui a annoncé jeudi des résultats meilleurs que prévu lors de son exercice fiscal 2017 clos fin mai, a bondi de 10,96% à 59,00 dollars. Après des années de refus, Nike a par ailleurs finalement cédé: l'équipementier va commencer à vendre directement ses baskets sur Amazon.com.

Amazon a reculé de 0,81% à 968,00 dollars et le constructeur de voitures électriques Tesla a pris 0,24% à 361,61 à dollars. (awp)


 

 
 



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