Wall Street finit en hausse

samedi, 29.06.2019

Wall Street a misé sur une trêve entre les Etats-Unis et la Chine sur le dossier brûlant du commerce à l'issue de la rencontre samedi entre Donald Trump et Xi Jinping.

Les valeurs exposées aux relations entre Pékin et Washington, à l'exemple des semi-conducteurs et des groupes industriels, ont progressé vendredi. (Keystone)

Wall Street a clôturé en hausse vendredi, misant prudemment au démarrage d'un G20 au Japon sur une trêve entre les Etats-Unis et la Chine sur le dossier brûlant du commerce à l'issue d'une rencontre prévue samedi entre Donald Trump et Xi Jinping.

Selon les résultats définitifs à la clôture, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,28%, à 26.599,96 points.

L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a pris 0,48%, à 8.006,24 points.

Le S&P 500 a avancé de 0,58%, à 2.941,76 points.

Le G20 d'Osaka s'est ouvert vendredi dans une relative harmonie, avec un Donald Trump inhabituellement consensuel, qui a affirmé s'attendre à une rencontre "productive" samedi avec son homologue chinois, Xi Jinping.

"Le ton adopté par le marché vendredi a montré qu'il anticipait un sommet fructueux" entre les présidents des deux premières puissances mondiales, a réagi Quincy Krosby, de Prudential Financial.

Baisse sur la semaine

Les valeurs exposées aux relations entre Pékin et Washington, à l'exemple des semi-conducteurs et des groupes industriels, ont progressé vendredi.

Sur la semaine toutefois, l'attentisme avant la rencontre de ces deux poids lourds de la politique l'a emporté sur l'optimisme quant à une issue rapide à la guerre commerciale: le Dow Jones est en recul de 0,45%, le Nasdaq de 0,32%, et le S&P 500 de 0,35%.

Les indices de Wall Street ont par ailleurs un peu tremblé vendredi à la diffusion, peu après l'ouverture, d'un chiffre en forte baisse de l'activité manufacturière dans la région de Chicago en juin. La confiance des consommateurs aux Etats-Unis s'est, de son côté, légèrement érodée en juin à cause des effets de la guerre commerciale.

Egalement parmi les indicateurs du jour, l'inflation annuelle aux Etats-Unis a ralenti en mai à 1,5%, s'éloignant de l'objectif de 2% de la Banque centrale (Fed), selon l'indice PCE publié par le département du Commerce.

Ces trois éléments sont de nature à favoriser les baisses de taux de l'institution, qui a entrouvert il y a quelques jours la porte à une baisse du coût du crédit dans les mois qui viennent, notamment si l'atonie de l'inflation se confirme.

Le taux d'emprunt à 10 ans des États-Unis sur le marché obligataire, reflet des anticipations de croissance et d'inflation dans le pays, reculait à 2,001% vers 20H40 GMT, contre 2,014% jeudi à la clôture.

Parmi les valeurs du jour, Nike a pris 0,35%. L'équipementier sportif a publié jeudi un bénéfice décevant pour les trois derniers mois de son exercice décalé 2018/19, mais il a affiché une meilleure performance que prévu de ses ventes.

Les valeurs bancaires, regroupées au sein du S&P 500, ont gagné en moyenne 1,40%, la plus forte hausse des 11 sous-indices sectoriels qui composent l'indice élargi de Wall Street.

L'ensemble des 18 grandes banques aux Etats-Unis ont réussi les tests de résistance de la Fed, mais Crédit Suisse n'a reçu qu'un feu vert conditionnel à son plan de distribution de capitaux, a annoncé le régulateur bancaire jeudi.

Apple a perdu 0,91%. Le célèbre designer historique d'Apple, Jony Ive, qui a conçu notamment l'iMac et l'iPhone, va quitter l'entreprise cette année pour monter son propre cabinet, qui comptera néanmoins la marque à la pomme parmi ses principaux clients, a annoncé jeudi Apple. (awp)






 
 

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