En Suisse, une personne sur deux compte acheter une voiture électrique

lundi, 18.11.2019

Une personne sur deux déclare qu'elle achètera probablement, voire très probablement, une voiture électrique dans les trois années à venir selon une enquête menée par le TCS.

Le manque de bornes de recharge en Suisse décourage l'achat d'une voiture électrique.(Keystone)

A la question concernant le mode de propulsion que les Suisses entendent utiliser davantage dans les années à venir, les sujets interrogés mentionnent le plus souvent la voiture électrique. Cependant, la réalité sur les routes suisses est très différente: seuls 3% des voitures sont électriques. Cela pourrait toutefois bientôt évoluer puisqu'une personne sur deux déclare qu'elle achètera probablement, voire très probablement, une voiture électrique dans les trois années à venir, d'après une enquête représentative menée par le TCS avec l’institut gfs.bern.

Pour protéger l’environnement

Pour deux tiers des sujets interrogés, l'achat d'une voiture électrique serait motivé par la protection de l’environnement, à travers la réduction des émissions de CO2.

Selon les personnes interrogées, la confiance en l’avenir de la mobilité électrique et le fonctionnement silencieux de cette technologie en influencent aussi fortement l’adoption.

Le manque de bornes de recharge décourage l'achat

Les raisons s'opposant à l'achat d'une voiture électrique sont plus nombreuses que les arguments en sa faveur. Le coût d'acquisition élevé représente le principal obstacle selon 50% des personnes interrogées. S’en suivent, en deuxième et troisième position, le réseau lacunaire de bornes de recharge et la faible autonomie, pour plus de 40% des sujets.

Les hommes de 40 à 65 ans sont les plus favorables 

L'analyse sociodémographique révèle que 27% peuvent être considérés comme le potentiel de base de la mobilité électrique, c’est-à-dire qu’ils imaginent l'achat d'une voiture électrique et y sont même prédisposés. Ce groupe compte sensiblement plus d'hommes que de femmes et une forte proportion de personnes âgées entre 40 et 65 ans, alors que les personnes d'un niveau de formation moyen y sont plus faiblement représentées.

Les italophones et francophones sont nettement en majorité. 21% des personnes interrogées considèrent la voiture électrique comme une option pour l'avenir et représentent ainsi le potentiel d’expansion selon l’analyse. Parmi eux, les germanophones de 18 à 39 ans sont particulièrement nombreux.

En revanche, pour un peu moins d'un tiers de la population suisse, la mobilité électrique ne semble pas être un sujet de discussion.






 
 

AGEFI




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