Coronavirus: les cinq Suisses rapatriés avec une personne atteinte

mardi, 04.02.2020

Une personne a été testée positive au coronavirus à Bruxelles. Elle était à bord du même avion que les cinq Suisses rapatriés depuis la ville de Wuhan.

En Belgique, un groupe de neuf personnes a été transféré à sa descente d'avion vers un hôpital militaire de la région bruxelloise pour être placé en quarantaine et y subir également une batterie de tests. (Keystone)

Un premier cas de coronavirus a été détecté à Bruxelles sur un des passagers rapatriés dimanche depuis la ville de Wuhan, a annoncé mardi le ministère belge de la santé. Quelque 250 personnes, dont cinq Suisses, étaient à bord de l'appareil.

La personne testée positive "est asymptomatique, c'est bizarre, mais elle se sent bien", a affirmé la ministre belge Maggie De Block lors d'une conférence de presse. En France, les autorités sanitaires avaient fait pratiquer des tests sur une vingtaine de personnes rapatriées dimanche et ceux-ci se se sont révélés "négatifs", avaient-elles annoncé lundi.

En Belgique, un groupe de neuf personnes a été transféré à sa descente d'avion vers un hôpital militaire de la région bruxelloise pour être placé en quarantaine et y subir également une batterie de tests. C'est au sein de ce groupe qu'une personne a été "testée positive", a annoncé mardi matin le ministère de la santé dans un communiqué.

Ni le sexe ni la nationalité de cette personne n'a été précisé. Elle a été transférée vers l'hôpital universitaire Saint-Pierre à Bruxelles, un des deux centres de référence en Belgique sur cette épidémie.

Contamination peu probable

Au cours d'une conférence de presse, la ministre Mme De Block entourée de trois médecins a voulu rassurer sur l'état de cette personne et les risques de contamination. Elle a eu "très peu de contacts avec les autres dans le groupe. Il est peu probable qu'il y ait eu contamination", a dit le professeur Steven Van Gucht, un des trois médecins.

Mais, a ajouté ce virologue, "les personnes encore en quarantaine [à l'hôpital militaire de Neder-over-Heembeek, près de Bruxelles, ndlr] seront testées régulièrement", pendant la période possible d'incubation du virus.

De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé mardi que l'épidémie de pneumonie virale apparue en Chine ne constituait pas pour le moment une "pandémie", terme qui s'applique à une situation de propagation mondiale d'une maladie.

"Nous sommes dans une phase d'épidémie avec de multiples foyers", a déclaré à la presse Sylvie Briand, la directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux de l'OMS.

Depuis son apparition en décembre dans la ville de Wuhan, dans le centre de la Chine, le nouveau coronavirus a contaminé plus de 20'000 personnes et s'est propagé à une vingtaine de pays. Il a fait 425 morts dans la partie continentale du territoire chinois, selon le dernier bilan annoncé par les autorités mardi. Une autre personne a succombé dans la région autonome chinoise de Hong Kong et un décès a été annoncé aux Philippines.

Le ressortissant hongkongais atteint par le nouveau coronavirus est devenu mardi la première personne décédée de cette épidémie virale dans la mégapole où les autorités redoutent une recrudescence des cas de contamination à travers ce territoire très densément peuplé.

Mme Briand a rappelé que le berceau de l'épidémie était la province du Hubei. "La transmission interhumaine y est intense et les autorités chinoises ont mis en place des mesures" pour limiter la propagation de la maladie, a-t-elle souligné. (awp)






 
 

AGEFI




...