Le coronavirus chamboule la demande touristique future

vendredi, 17.04.2020

Une étude de l’Institut Tourisme de la HES-SO Valais-Wallis révèle que le désir de voyager dans un futur proche est très faible en raison du coronavirus.

MH

Le risque lié au coronavirus est perçu comme étant élevé.(Keystone)

Le coronavirus plombe le désir des Suisses de voyager à l'étranger dans un futur proche. Selon une étude de l’Institut Tourisme de la HES-SO Valais-Wallis, visant à analyser l’évolution de la demande touristique, moins de 10% des personnes interrogées planifient des vacances dans un futur proche et 62% des sondés estiment que la pandémie aura un impact sur leurs habitudes de voyage.

Risques élevés

Le risque lié au coronavirus est perçu comme étant élevé. En effet, 79% des répondants sont inquiets, 56% considèrent que la pandémie est hors de contrôle, tandis que seulement 25% pensent qu’il s’agit seulement d’une nouvelle forme de grippe. Concernant les annulations de voyages causées par la pandémie, 42% des répondants ont dû renoncer à des voyages planifiés, qui étaient majoritairement (69%) des vacances de détente et de loisirs. Le niveau de satisfaction des conditions d’annulation est en général élevé pour tous les secteurs considérés (hébergement 72%, transport 64% et packages 58%).

Désir de voyager

Le désir de voyager est très faible, 58 personnes sur un total de 632 disent être en train de planifier des vacances dans un futur proche. L’enquête reflète une forme d’attentisme où 73% des sondés pensent qu’il est trop tôt pour penser à de futures vacances. Enfin, 62% des personnes interrogées pensent que la pandémie aura un impact sur leurs habitudes de voyage à long terme.

Mois de mai compliqué

Ces résultats indiquent que les touristes ne sont pas encore prêts à rêver de voyages ni à prendre de décisions. Dès lors, on s’attend à ce que la demande en services touristiques et le nombre de vacances planifiées soient au plus bas dans un futur proche. Parmi les personnes planifiant actuellement un voyage, les dates des prochaines vacances sont juillet (21%), suivi par septembre (19%) et juin (17%), le mois de mai sera donc compliqué pour le secteur du tourisme.

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AGEFI



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