La vie marine sauvage en voie de disparition

samedi, 28.07.2018

Une équipe internationale de chercheurs a analysé les impacts humains sur l'habitat marin. Les zones côtières proches d'activités humaines sont celles où la vie marine est la moins florissante.

Il ne reste plus que 13% des océans de la planète pouvant être considérés comme sauvages. (Keystone)

Il ne reste plus que 13% des océans de la planète pouvant être considérés comme sauvages, relève une étude scientifique. Mais ils pourraient disparaître complètement d'ici 50 ans, conséquence de l'augmentation du fret maritime, de la pollution et de la surpêche.

Une équipe internationale de chercheurs a analysé les impacts humains sur l'habitat marin, entre ruissellements et augmentation du transport maritime. Les scientifiques emmenés par Kendall Jones, de l'université du Queensland, ont établi une cartographie des zones sous-marines considérées comme intactes et les écosystèmes "pour l'essentiel libres de perturbations humaines".

D'après leur étude publiée par le journal Current Biology, on trouve la plus grande partie des zones sauvages dans l'Antarctique et l'Arctique ainsi que près d'îles reculées de l'océan Pacifique. Les zones côtières proches d'activités humaines sont celles où la vie marine est la moins florissante.

"Les zones marines, qui peuvent être considérées comme intactes, sont de plus en plus rares à mesure que les flottes marchandes et de pêche étendent leur champ d'action à la quasi-totalité des océans du monde et que les ruissellements de sédiments ensevelissent de nombreuses zones côtières", a déclaré M. Jones.

Vulnérabilité

"L'amélioration des techniques du transport maritime signifie que les zones les plus reculées et sauvages pourraient être menacées à l'avenir, y compris les zones, jadis recouvertes par la glace, désormais accessibles à cause du changement climatique".

Selon les chercheurs, seuls 5% des zones restées sauvages sont situés dans des régions protégées. Le restant est d'autant plus vulnérable.

Les chercheurs appellent au renforcement de la coopération internationale pour protéger les océans, lutter contre la surpêche, limiter les extractions minières sous-marines et réduire les ruissellements polluants.

"Les régions maritimes sauvages constituent un habitat vital à des niveaux sans égal et comprennent une abondance énorme d'espèces et de diversité génétique, ce qui leur donne de la résistance face aux menaces comme le changement climatique", a expliqué James Watson, de la Wildlife Conservation Society australienne.

"Nous savons que ces zones diminuent de façon catastrophique. Leur protection doit devenir l'objectif d'accords environnementaux multilatéraux. Faute de quoi, elles disparaîtront vraisemblablement d'ici 50 ans". (ats)






 
 

AGEFI




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