L’augmentation du salaire n’est pas un facteur décisif pour changer d’emploi

mercredi, 05.07.2017

Une enquête récente de la plateforme d’offres d’emploi JobCloud, réalisée en partenariat avec l’institut LINK, montre qu’en Suisse, les demandeurs d’emploi accordent plus d’importance au changement d’activité qu’à l’augmentation de leur salaire.

Une enquête récente de la plateforme d’offres d’emploi JobCloud montre qu’en Suisse, les demandeurs d’emploi accordent plus d’importance au changement d’activité qu’à l’augmentation de leur salaire.

D’après l’enquête sur marché du travail de JobCloud, les plus jeunes sont attentifs à l’amélioration de leur salaire, tandis que les plus âgés souhaitent avant tout exercer une activité qui a du sens – et trouver un juste équilibre entre leur travail et leur vie privée. Les contacts personnels, les pages emploi des entreprises et les plateformes d’offres d’emploi sont les meilleurs moyens d’y parvenir, mais les candidatures spontanées ont également le vent en poupe.

Toujours d’après l’étude, plus de 30% des demandeurs d’emplois souhaitent un véritable changement dans leur vie professionnelle – l’augmentation de salaire ne constitue une motivation importante que pour 10% d’entre eux. Pour les demandeurs d’emploi âgés de 16 à 24 ans, l’augmentation du salaire est un facteur particulièrement déterminant (20%), tandis que ceux âgés entre 45 et 60 ans n’y accordent que peu d’importance (8%). Environ 15% des Suisses romands à la recherche d’emploi sont actuellement sans emploi/au chômage, contre 9% des Suisses alémaniques. Les Suisses alémaniques semblent être plus ouverts à une réorientation professionnelle que les Suisses romands: 10% des personnes interrogées souhaitent changer de secteur ou exercer une autre activité (Suisse romande: 6%). Des différences existent également entre les femmes et les hommes. Les femmes sont plus nombreuses à rechercher un poste mieux payé (13% contre 11% des hommes), tandis que les hommes cherchent plus souvent à changer de poste, car ils ne s’entendent pas avec leurs collègues de travail ou leur supérieur hiérarchique (11% contre 5% des femmes).

Les salariés plus âgés souhaitent que leur activité ait du sens, les plus jeunes souhaitent réussir En matière de carrière et de vie professionnelle, quelles sont les valeurs «subjectives» auxquelles les salariés sont attachés? Entre 45 et 60 ans, ils accordent plus d’importance que la moyenne au sens que revêt, à leurs yeux, leur travail. L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée constitue également un critère important pour cette génération, tandis que les plus jeunes (entre 16 et 25 ans) ne s’en préoccupent guère. D’autres différences existent en matière de planification et d’importance accordée à la carrière: si les hommes et les femmes ont une attitude semblable vis-à-vis de leur vie professionnelle, les résultats diffèrent plus nettement en ce qui concerne l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et l’importance accordée à la carrière. Tandis que les femmes accordent plus d’importance à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (4,2 personnes sur 5 contre 4 sur 5 pour les hommes), les hommes accordent plus d’importance à leur carrière (3,4 personnes sur 5 contre 3,2 sur 5 pour les femmes).

Il n’est pas surprenant que les recherches d’emploi se déroulent désormais principalement en ligne. Environ 38% des personnes interrogées cherchent également des offres dans les journaux et les magazines, ce qui n’a qu’un impact limité sur les plateformes en ligne, car la presse écrite et les portails Internet semblent être utilisés en parallèle. Les personnes âgées entre 45 et 60 ans utilisent beaucoup la presse écrite pour leurs recherches (54%).


 

 
 



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