Une enquête pointe les pratiques salariales des fournisseurs d'H&M

mardi, 25.09.2018

Une enquête de l'ONG Public Eye met en lumière les pratiques abusives des fournisseurs de la grande enseigne suédoise H&M.

En 2017, le géant suédois de la mode a réalisé un bénéfice de 2,6 milliards de dollars. (pixabay)

D'importants fournisseurs d'H&M seraient coupables de graves abus. Public Eye, organisme d'enquête indépendant basé en Suisse, a mené des investigations auprès de six usines de plusieurs pays produisant pour la grande enseigne suédoise du textile.

Le personnel bulgare doit travailler douze heures par jour, sept jours sur sept, pour toucher le salaire minimum légal. En Inde, les ouvriers sont contraints d'effectuer des heures supplémentaires pour pouvoir couvrir leurs besoins de base, selon des témoignages recueillis par Public Eye et rendus publics mardi.

Dans les investigations que l'ONG a menées, il apparaît encore qu'en Turquie et en Inde, les ouvriers gagnent environ un tiers du salaire correspondant au minimum vital estimé, tandis qu'au Cambodge celui-ci se monte à moins de la moitié. Entre mars et juin 2018, plus de 60 ouvriers travaillant pour des employeurs considérés comme d'importants fournisseurs de la marque H&M ont été interrogés dans ces pays.

Promesses non tenues

Ces interviews ont été menées dans le cadre d'une campagne internationale "Turn around H&M" dénonçant les fausse promesses du géant de la "mode éphémère". En 2013 cette enseigne annonçait en effet fièrement la mise en oeuvre d'un système destiné à assurer, d'ici 2018, le versement d'un salaire équitable et couvrant le minimum vital.

Les propos recueillis sont accablant pour ces prestataires, en ce qui concerne les horaires et les salaires pratiqués. Or en 2017, le géant suédois de la mode a réalisé un bénéfice de 2,6 milliards de dollars, rappelle Public Eye. (ats)






 
 

AGEFI



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