Les Suisses ne veulent plus des voitures diesel

mardi, 13.06.2017

Un Suisse sur deux est prêt à passer à la voiture électrique. Le diesel n’a plus la cote selon un sondage de Comparis.ch.

Un modèle de voiture électrique Tesla

Les intentions d’achat des Suisses, selon un sondage effectué par Innofact pour Comparis.ch, montrent que la mobilité électrique propre pourrait bientôt s’imposer au quotidien. Une personne sur deux se dit disposée à acheter une voiture électrique. Si elles avaient le choix, 16% des personnes interrogées décideraient dès aujourd’hui d’acheter une voiture électrique.

L’autonomie constitue un frein pour près de 90% des personnes interrogées. L’absence d’infrastructure de recharge est un obstacle pour environ 80% d’entre elles. Le prix d'achat n’occupe qu’une place secondaire étant similaire à celui d’une voiture classique.

Pour L’expert automobile Harry H. Meier: «Les craintes liées à la portée trop restreinte appartiendront bientôt au passé. On trouve déjà des modèles qui peuvent parcourir plus de 300 kilomètres avec une charge dans des conditions réalistes et les modèles qui sortiront l’année prochaine pourront même couvrir 400 kilomètres, voire plus.»

Le diesel n’est pas le bienvenu en Suisse romande

La moitié des personnes interrogées pensent que l’interdiction du diesel contribuerait à améliorer la qualité de l’air  En Suisse romande et au Tessin 41% des gens sont favorables au retrait des moteurs diesel de nos routes alors qu’en Suisse alémanique uniquement 27% de la population adhèrent à cette demande.

Pour l’expert automobile Harry H. Meier, ces différences régionales ne sont pas surprenantes : «Le Tessin et la Suisse romande ont des frontières communes avec l’Italie et la France, deux pays où la densité des véhicules diesel est historiquement très élevée. Dans ces régions, des dizaines de milliers de frontaliers entrent chaque jour en Suisse avec des véhicules diesel parfois dépassés. »

 «Je ne serais pas surpris que l’industrie automobile, estime Harry H. Meier, fasse véritablement boomer la mobilité électrique ces deux à trois prochaines années. Car ce n’est qu’à cette condition qu’elle pourra respecter les valeurs limites fixées pour les émissions de CO2 et éviter les pénalités coûteuses à l’ère post-diesel».

On observe de premiers signes d’un tournant en matière de mobilité dans les statistiques de vente officielles de l’industrie automobile Auto Suisse : les ventes de voitures électriques pures ont augmenté de plus de 30% entre janvier et mai 2017. Dans le même temps, les ventes de diesel ont continué de décliner. Durant les cinq premiers mois de l’année, la demande de véhicules diesel s’est littéralement effondrée et accuse un recul de près de 5%.

La Suisse suit donc la tendance : en Allemagne et dans la plupart des pays d’Europe, les ventes de véhicules diesel ont fortement reculé durant les cinq premiers mois de l’année. En Allemagne, elles ont connu un repli abrupt de 6,8%, alors que la part du diesel aux véhicules neufs était déjà tombée au plus bas l’année dernière.



 

 
 



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