EPFZ: un mini-laboratoire pour tester de nouveaux principes actifs

mardi, 14.05.2019

Un mini-laboratoire développé par des chercheurs de l'EPFZ permettrait d'évaluer plus rapidement les effets des nouveaux médicaments sur l'embryon.

Le mini-laboratoire permet aux chercheurs de suivre la croissance des cellules soumises à divers principes actifs. (Keystone)

Des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont développé un test de laboratoire permettant d'évaluer une éventuelle nocivité de nouvelles substances sur l'embryon. Cela permettrait de tester plus rapidement de nouveaux médicaments tout en réduisant l'expérimentation animale.

Avant d'être homologués, les médicaments doivent être testés quant à leur innocuité pour la mère et l'embryon. Cela implique des tests sur des souris et des lapins portants.

L'équipe de Julia Boos, du Département des biosystèmes de l'EPFZ à Bâle, présente dans la revue Advanced Science un dispositif combinant des cellules embryonnaires de souris avec des cellules hépatiques humaines. Il existe en effet toute une série de substances non toxiques qui le deviennent après leur transformation par le foie.

Les cellules sont disposées sous forme d'organoïdes - des boulettes reproduisant la micro-anatomie d'un organe - sur une puce dotée de compartiments et de petits canaux permettant les échanges de substances, comme ils se déroulent dans le corps humain entre le foie et l'embryon via le circuit sanguin.

Ce mini-laboratoire permet ainsi aux chercheurs de suivre la croissance des cellules soumises à divers principes actifs. Ils l'ont notamment testé avec un médicament chimiothérapeutique qui devient toxique après son passage par le foie.

La toxicité a été mise en évidence à une dose quatre fois moindre qu'avec la méthode traditionnelle, écrit mardi l'EPFZ dans un communiqué. Ce test pourrait ainsi permettre de détecter plus rapidement une éventuelle toxicité et d'éviter ainsi des tests inutiles sur des animaux. (ats)






 
 

AGEFI



...