Les étalons du marché des changes

lundi, 01.07.2019

Un cheval de course prend de la valeur s’il gagne des courses. Prix de l’Arc de Triomphe, Derby d’Epsom, Dubaï World Cup.

Pécub

Les champions d’hippodromes s’achètent et se vendent en fonction de leurs résultats. Le mustang Dollar valait de l’or à taux fixe. Sans la parité avec les lingots, le mustang devient flottant. D’autres races, d’autres performances, Camargue, Brabançon, Anglo-Arabe, Franches-Montagnes, Mongolie, Espagne, Dax de Prusse, Florentin, Wall Street, Singapour, Tokyo, lorgnent le poteau d’arrivée. Qui sera le premier, qui va gagner ? Les économistes, les jockeys, les entraineurs, les propriétaires, les vétérinaires participent à la valeur des coureurs.

Les paris hippiques sont ouverts. Grandes distances, virages, surchauffes, récessions, inflations, handicaps, rivières, haies, obstacles, réchauffements climatiques, risques géostratégiques, puissances atomiques, maladies génétiques, les facteurs d’appréciation ou de dépréciation se multiplient. L’analyse se complique, les Banques Centrales mangent leur foin. L’offre et la demande, l’anxiété différentielle, le cross-country économique, le steeple-chase des monnaies, quel ajustement pour quelles valeurs ? Un effet de second tour en mode galop. Les favoris deviennent bourriques. Les cracks deviennent canassons. Les pronostics s’affolent. Le public panique.

Un Franc Suisse pour un EURO. Un Dollar pour un Yuan. Un Yen pour une Roupie. Un Bolivar pour une Couronne. C’est kif-kif bourricot. Offreurs, demandeurs, c’est le moment d’avoir la bonne idée. La monnaie universelle unique. On ne fera plus la compétition les uns contre les autres. On fera le concours ensemble. Moins de tactiques monétaires, plus d’échanges de biens, de valeurs, de productions, d’intelligences, de services. Et, afin de donner une vraie chance à cette utopie, un nom pour la future monnaie céleste, le fer-à-cheval.






 
 

AGEFI



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