Indice UBS: le risque de bulle immobilière augmente à Zurich

mercredi, 30.09.2020

UBS intègre Zurich pour la première fois dans son classement des villes à risque de bulle immobilière. La ville a enregistré le taux de croissance le plus élevé du pays ces dix dernières années.

Caractérisée par une offre expansive, une solvabilité solide et une forte demande en investissements, Zurich paye une tendance à la hausse du prix de ses logements. (Keystone)

Cela fait des années que Zurich, la capital économique helvétique, enregistre les taux de croissance des prix les plus élevés du pays, selon une étude publiée mercredi.

Les prix de l'immobilier ont progressé à un rythme accéléré ces quatre derniers trimestres, une tendance "intenable", indiquent les auteurs de l'étude UBS Global Real Estate Bubble Index 2020, analysant 25 grandes villes mondiales.

La ville aux bords de la Limmat a en effet enregistré le taux de croissance le plus élevé du pays ces dix dernières années. Caractérisée par une offre expansive, une solvabilité solide et une forte demande en investissements, Zurich paye une tendance à la hausse du prix de ses logements.

Genève, elle, reste surévaluée, mais "les faibles taux hypothécaires conservent l'attrait de la propriété" par rapport à des loyers "excessifs".

C'est en fait l'Europe qui compte le plus de villes aux "déséquilibres importants" avec en tête celles de Munich et Francfort, suivies de près par Paris, Amsterdam et Zurich, qui arrive en septième position mondiale et cinquième européenne.

Malgré cette flambée des prix du logement, les marchés immobiliers sont restés relativement résistants face à l'ampleur de la crise. Pour la banque aux trois clés, c'est d'abord parce que peu d'acheteurs potentiels ont subi des pertes directes au premier semestre de l'année. Les facilités de crédit pour les entreprise et les mesures de chômage partiel ont également permis de préserver le pouvoir d'achat.

Une flambée condamnée à se poursuivre

Enfin, les gouvernements ont aidé les propriétaires en augmentant l'accès à des allocations logement, d'après l'étude.

Malgré cela, l'incertitude persiste. "Pour le moment, il est impossible de prédire dans quelle mesure le taux de chômage élevé et les perspectives moroses en termes de revenus des ménages affecteront les prix de l'immobilier. Néanmoins, il est évident que l'accélération actuelle n'est pas tenable à court terme. Les loyers ont déjà chuté dans la plupart des villes, ce qui laisse présager une phase de correction", a prévenu Mark Haefele, directeur des investissements de la division de gestion de fortune (GWM)d'UBS.

Et cette croissance des prix annoncée est aggravée par le recours au télétravail et la fuite des citadins vers des banlieues plus abordables. Cette tendance pourrait pousser les villes à augmenter les impôts, "ce qui ne présage rien de bon pour les prix de l'immobilier", a renchérit Claudio Saputelli, responsable immobilier chez GWM d'UBS.(AWP)






 
 

AGEFI



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