L’Agefi traque pour vous les bonnes informations

mardi, 17.07.2018

Trouver l’information pertinente dans la jungle des réseaux sociaux s’avère quasiment mission impossible. L’Agefi fait le tri, à l’ère des fake news, grâce à son nouvel outil numérique, Agefi Essentials, une première dans l’univers des médias suisses.

Maude Bonvin

La technique de tri automatisé et en temps réel fait remonter les informations validées à la fois par la machine et l’écosystème lui-même.

Vous n’avez pas le temps de sonder les réseaux sociaux pour en tirer le meilleur parti? L’Agefi le fait pour vous. Le quotidien économique déploie, dès aujourd’hui, un nouvel outil basé sur l’intelligence artificielle. Baptisé Agefi Essentials, l’instrument scanne les réseaux sociaux pour faire ressortir les meilleurs articles dans différentes thématiques en lien avec le monde de l’entreprise. «Nous avons lancé ce service en collaboration avec l’entreprise genevoise Faveeo, spécialisée dans le traitement des réseaux sociaux», explique Luc Petitfrère, rédacteur en chef.

A l’ère des fake news, le logiciel analyse et filtre les contenus les plus pertinents. Les textes et vidéos sélectionnés au moyen d’algorithmes peuvent être publiés par des institutions, des spécialistes, des journalistes ou encore des influenceurs. «L’intelligence artificielle nous permet de rechercher les bons experts dans chaque domaine», précise Luc Petitfrère. «Notre technique de tri automatisé et en temps réel fait remonter les informations validées à la fois par la machine et l’écosystème lui-même. En outre, le bassin d’influenceurs est limité, ce qui permet d’obtenir des sources fiables. Enfin en recontextualisant l’information, le dispositif gagne en crédibilité. Notre but est de promouvoir un journalisme de qualité», déclare Alexis Dufresne, directeur général de Faveeo. 

Economie romande, finance, technologie, start-up et luxe sont les cinq premières thématiques que le journal propose de faire découvrir à ses lecteurs. Pour accéder à la nouvelle plateforme, il suffit de s’inscrire aux newsletters quotidiennes du titre.

Entièrement gratuit, le service s’adresse à tout le monde. Une fois enregistré, un simple clic sur l’un des cinq thèmes choisi permet d’accéder aux dernières actualités en la matière. Pour Luc Petitfrère, il s’agit, en outre, d’un outil très pratique pour suivre sa visibilité sur les réseaux sociaux. Aucune source d’information n’est privilégiée au détriment d’une autre. Les articles de L’Agefi ne sont donc pas priorisés. «Du fait de requêtes bien construites, peu de choses nous échappent», poursuit le rédacteur en chef. La mise sur pied de l’instrument a pris plusieurs mois. 

Alternative à Google

A l’avenir, le journal compte affiner son dispositif, en proposant des newsletters hebdomadaires sur des thématiques plus pointues comme par exemple l’énergie ou la pharma. «L’idée est qu’il devienne un outil professionnel pour tous les entrepreneurs et les décideurs», ajoute Luc Petitfrère. Selon Alexis Dufresne, ce nouveau modèle de recherche, alternative à Google, est promis à un bel avenir, «à l’heure où nous passons plus de temps à trier l’information plutôt qu’à la lire». Le patron souhaite développer son service en France, en Angleterre et au Québec. Et pourquoi pas sur sol helvétique? «Ce n’est pas notre première priorité, la Suisse étant un marché minuscule». Basée à Genève, Faveeo emploie quatre collaborateurs à plein temps. Au total, une quinzaine de personnes gravitent autour de la start-up, qui dispose également de bureaux à Lausanne. Créée en 2012, la jeune pousse compte parmi ses clients l’EPFL, la Croix rouge et EY. 






 
 

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