Tests menés sur des systèmes de surveillance aérienne

mardi, 09.10.2018

Trois options sont testées jusqu'à fin décembre sur l'aérodrome militaire de Dübendorf pour renouveler le système de surveillance de l'espace aérien.

Des tests sont actuellement menés à Dübendorf (ZH). Trois candidats sont sur les rangs. (keystone)

Parallèlement à l'achat de nouveaux jets de combat et d'une nouvelle défense sol-air, la Suisse va renouveler son système de surveillance de l'espace aérien. Des tests sont actuellement menés à Dübendorf (ZH). Trois candidats sont sur les rangs.

Depuis 2005, l'espace aérien est surveillé par le système FLORAKO. Une de ses composantes est le système de traitement de la situation aérienne et de conduite RALUS/LUNAS. RALUS rassemble les données et établit l'image de la situation aérienne tandis que LUNAS reproduit tous les données et soutient la conduite de l'engagement.

Ces sous-systèmes vont être remplacés. Trois options sont testées jusqu'à fin décembre sur l'aérodrome militaire de Dübendorf: ces systèmes sont produits par le français Thales, le suédois Saab et l'américain Raytheon, a indiqué mardi armasuisse.

Les fonctionnalités du calculateur de la trajectoire de vol ainsi que les capacités de gestion du trafic aérien civil et militaire sont passées au crible. Les résultats seront ensuite analysés par armasuisse qui soumettra une recommandation concernant le choix du système.

Projet plus large

D'autres composants de FLORAKO devront être progressivement modernisés ou remplacés. Le système devrait pouvoir être exploité jusque dans les années 2030. Cette opération est liée au projet Air2030 qui prévoit l'achat d'un nouvel avion de combat et d'un nouveau système de défense sol-air de longue portée.

Les projets liés au remplacement progressif ou la modernisation des composants de FLORAKO sont toutefois soumis au Parlement dans des programmes d'armement distincts. L'Assemblée fédérale devrait pouvoir se prononcer l'an prochain sur le principe d'un nouveau jet et d'une nouvelle défense sol-air.

Le Conseil fédéral souhaite lui soumettre un arrêté de planification, qui plafonne la facture à 8 milliards de francs et pourra être combattue par référendum. Une votation populaire pourrait avoir lieu en 2020. (ats)






 
 

AGEFI



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