Toshiba: nouveau conflit ouvert avec Western Digital

jeudi, 03.08.2017

Toshiba investira seul sur la nouvelle ligne de puces-mémoires. Western Digital conteste la procédure.

Toshiba et Western Digital se déchirent sur leurs activités de production de mémoires. (Keystone)

Le conglomérat industriel japonais Toshiba a annoncé jeudi qu'il investirait seul dans une nouvelle ligne de production de puces-mémoires au Japon, ce que conteste son partenaire habituel dans ce domaine, Western Digital/Sandisk, avec lequel existent déjà maints désaccords.

Depuis 2000, l'américain SanDisk (racheté par son compatriote Western Digital) injecte d'importantes sommes dans les usines gérées conjointement avec Toshiba à Yokkaichi, au centre de l'archipel.

Des puces-mémoires nouvelle génération

Un nouveau projet (appelé Fab 6) est en cours, que les deux considèrent comme essentiel dans la compétition technique qui les oppose notamment au sud-coréen Samsung, numéro un des mémoires dites flash Nand installées dans la plupart des appareils électroniques, smartphones en tête.

"Nous avons négocié avec SanDisk sur le partage des investissements, mais avons échoué, nous allons donc avancer seul sur la première phase de Fab 6", a expliqué dans un communiqué Toshiba, qui compte y investir la somme de 195 milliards de yens (1,5 milliard d'euros) cette année.

Le but est d'accélérer la fabrication de mémoires de nouvelle génération dites 3D Nand, offrant une plus grande capacité que les 2D sur des puces de taille équivalente.

"Comme nous l'avons déclaré à plusieurs reprises, nous voulons investir dans Fab 6. Nous sommes donc déçus par l'annonce de Toshiba, mais les accords régissant nos entreprises communes nous donnent le droit de participer à l'achat d'équipements pour Fab 6 avec Toshiba et c'est exactement ce que nous avons l'intention de faire", a réagi peu après le groupe américain dans un bref communiqué.

Toshiba et Western Digital se déchirent depuis des semaines, y compris devant les tribunaux, au sujet de la volonté de Toshiba de se défaire justement de son activité de mémoires placée dans l'entité Toshiba Memory, ce afin de restaurer des finances tombées dans un état calamiteux à cause des mésaventures de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse.

SanDisk et Western Digital arguent qu'ils ont un droit de regard sur le choix du repreneur de Toshiba Memory (pour ne pas se retrouver du jour au lendemain avec un partenaire non désiré), ce que conteste Toshiba, pressé d'en finir avec ce dossier pour éviter une radiation pure et simple de son action à la Bourse de Tokyo. (awp)


 

 
 

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