Les entreprises suisses soutiennent l'accord-cadre avec l'UE

mardi, 28.05.2019

Selon une étude d'economiesuisse et d'Alliance économie-politique, plus de deux tiers des entreprises suisses soutiennent le projet de l'accord-cadre avec l'UE proposé par le Conseil fédéral.

L'économie suisse attend des effets positifs de l'accord-cadre, notamment en matière de sécurité juridique. (Keystone)

L'économie suisse a besoin de l'accord-cadre avec l'Union européenne. Et elle a besoin des accords bilatéraux. Selon une étude d'economiesuisse et d'Alliance économie-politique, plus de deux tiers des entreprises helvétiques soutiennent le projet du Conseil fédéral.

L'économie suisse attend des effets positifs de l'accord-cadre, notamment en matière de sécurité juridique. Et celle-ci est "absolument vitale", souligne lundi Monika Rühl, présidente de la direction d'economiesuisse. De plus, les entreprises estiment que la protection salariale est garantie.

Sans cet accord, l'industrie d'exportation souffrirait d'un accès toujours plus difficile au marché d'exportation européen. L'UE devrait quant à elle faire face à des sanctions douloureuses. Le maintien des accords bilatéraux est la priorité de l'économie.

De tous les pays non-membres de l'UE, la Suisse est celle qui bénéficie le plus du marché intérieur européen, rappelle Mme Rühl, se référant à une étude de la fondation Bertelsmann publiée début mai. Pour trois entreprises sur quatre, ces accords comportent une majorité d'avantages, voire exclusivement des avantages.

Pas de statu quo

Pour la faîtière économique, un statu quo est impensable. "Rester les bras croisés et reporter la décision aux calendes grecques ne fera pas avancer la Suisse", argue Mme Rühl. Et de rappeler que la fenêtre actuelle pour un accord à l'amiable se maintient jusqu'à l'été au maximum.

Si le Conseil fédéral ne clarifie pas sa position sur l'accord-cadre, la Suisse pourrait subir des désavantages majeurs: obstacles techniques au commerce, participation au programme de recherche remise en question, non reconnaissance de l'équivalence boursière. La place économique suisse en pâtirait structurellement, déjà à moyen terme, souligne economiesuisse.

Plus de 1000 entreprises de 20 employés ou plus ont participé à l'enquête réalisée par l'institut gfs.berne entre le 25 avril et le 13 mai 2019. (awp)






 
 

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