Les Romands favorables à la sortie anticipée du nucléaire

dimanche, 27.11.2016

S'il n'en tenait qu'aux Romands, la Suisse aurait déjà abandonné l'énergie nucléaire depuis un quart de siècle. Scrutin après scrutin, les habitants de l'Ouest de la Suisse restent de fervents opposants à l'atome.

Les préoccupations écologiques s'expriment plus vigoureusement de ce côté-ci de la Sarine. Les Romands ont accepté trois des six initiatives antinucléaires, et les Tessinois, même s'ils ont dit non dimanche, en ont approuvé quatre sur six. Dimanche, les Helvètes de langue française ont dit oui, une fois encore, à l'initiative verte pour une sortie du nucléaire d'ici 2029.

Le peuple suisse dans son ensemble a approuvé une seule fois, en 1990, un moratoire de dix ans sur la construction de centrales nucléaires. Cette initiative lancée peu après la catastrophe de Tchernobyl en 1986 avait obtenu 55% des voix.

Dimanche, les Romands ont été rejoints dans le camp du oui par les deux Bâle. Chez les Romands, Fribourg et Valais, ont dit non.

La composition des camps est proche de celle qu'a connue la première initiative sur l'énergie nucléaire rejetée de justesse en 1979, avec 51% de non. La différence entre les régions était toutefois encore plus marquée lors du premier vote antinucléaire.
En 1984, les cantons latins et le Tessin, sauf Fribourg et le Valais, ont soutenu l'initiative "pour un avenir sans nouvelles centrales nucléaires". Dans la partie francophone, le oui ne l'a pas emporté auprès du peuple avec 49,9%, mais a fait tout de même mieux que la moyenne nationale de 45%.

En 2003, les positions exprimées par les deux régions de Suisse se sont rapprochées sur la prolongation du moratoire et "moratoire plus". Avant de refaire le grand écart dimanche, avec une majorité entre 54 et 59% de oui, exprimés à Neuchâtel, Vaud, Jura et Genève.

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