Si j’étais présidente de l’ONU

mercredi, 12.09.2018

Céline Renaud*

Céline Renaud

Il est vendredi matin, 6h50, mon réveil sonne fort, trop fort et me tire d’un songe. Je n’avais pas fini de rêver et j’ai envie de me retourner et de le continuer. Ce rêve, si réel et présent m’accompagnera un bon moment dans le début de ma matinée. Peut-être parce que je venais de lire dans les nouvelles le décès de Kofi Annan, dans ce rêve, j’étais présidente de l’ONU (ou secrétaire générale) et je pouvais  faire tout ce que je voulais!

C’est un peu comme la chanson de Gérard Lenorman «Si j’étais Président de la République» et cette phrase sonne comme une rengaine à mes oreilles. Dans cette chanson, c’est Mickey et Donald Duck et leurs amis qui sont aux commandes et gèrent les affaires des différents ministères. Bien sûr, c’est complètement naïf d’imaginer la chose, et d’avoir du pouvoir. Nous qui en Suisse gérons déjà 26 cantons, nous devons faire tant de compromis et utiliser la lenteur pour y arriver, à l’ONU avec ses 193 pays, je n’ose pas imaginer. Pourtant, dans mon rêve, c’était facile. Je pouvais insuffler une idée et le monde la mettait en œuvre... Alors, que ferais-je si j’étais réellement dans cette position?

Il y a beaucoup de défis qui nous attendent comme la surpopulation de notre planète et sa santé. Et tous ces conflits sanglants au Congo, en Syrie, en Birmanie et partout ailleurs. Comment insuffler une culture planétaire qui prône la bienveillance et le respect de la vie? Ce n’est pas un monde de bisounours dont je rêve mais bien une aide à la mise en place de systèmes politiques démocratiques qui fonctionnent et décentralisés pour commencer. Ensuite, des réglementations comme pour les droits de l’homme au niveau de la terre, les droits de la nature. Ensuite, des échanges simplifiés entre les peuples et pour les affaires. Comment harmoniser les échanges commerciaux? En Suisse romande, nous étions à fonds pro Espace Economique Européen et maintenant, nous voyons certaines difficultés sur le plan du niveau des prix dans la vente au détail qui nous reposent des questions essentielles. Pourtant, dans mon quotidien d’entrepreneur, je suis limitée de travailler avec nos voisins européens car les coûts d’envois et de dédouanement son prohibitifs. D’ailleurs, nos détaillants européens ne comprennent pas pourquoi ils doivent payer la TVA sur nos produits alors quand dans toute l’Europe, avec la TVA décalée, ils ne la paient pas sur la marchandise destinée à la production ou à la revente.

La sensation de mon rêve m’accompagne dans la matinée avec ce sentiment de toute-puissance de pouvoir réguler les pays harmonieusement. De plus, notre rôle en tant que JMC Lutherie est d’apporter en musique le respect de la nature. Je parle d’harmonie car un des synonymes de l’épicéa de résonance est l’épicéa d’harmonie. Je suis convaincue que c’est un outil qui peut lier les humains entre eux, avec le plus grand dénominateur commun qu’est la musique et participer à cette vision. Ensuite, parce qu’il véhicule le respect de la nature, le prélèvement, la célébration d’un matériau noble de 350 ans. Je ne vois pas concrètement toutes les actions prises dans mon rêve mais la tendance est positive. Et je repense souvent à ce rêve pour me demander concrètement ce que je peux faire pour la terre. Et vous, que feriez-vous en tant que président de l’ONU?

* CEO et fondatrice, JMC Lutherie 






 
 

AGEFI



...