Shell veut distribuer 125 milliards de dollars aux actionnaires

mardi, 04.06.2019

Shell a dégagé un bénéfice net de 6 milliards lors du seul premier trimestre 2019 et s'est montré très sûr de ses perspectives à moyen terme.

Shell a pu relever la tête grâce à d'importantes mesures d'économies prises entre 2016 et 2018 et à la remontée des cours du brut. (Keystone)

Le géant pétrolier Royal Dutch Shell envisage de distribuer au moins 125 milliards de dollars à ses actionnaires (quasiment autant en francs) entre 2021 et 2025, sous forme de dividendes et de rachats d'action, a-t-il annoncé mardi.

Le groupe anglo-néerlandais s'est montré très sûr de ses perspectives à moyen terme, lors d'une présentation aux investisseurs résumée dans un communiqué.

Comme plusieurs de ses concurrents, le géant de l'or noir et du gaz a connu un trou d'air en 2015 à la suite de l'effondrement des prix du brut, avant de relever la tête grâce à d'importantes mesures d'économies, à un plan de cession d'actifs de 30 milliards de dollars conduit entre 2016 et 2018 et à la remontée des cours du brut.

Shell a dégagé un bénéfice net de 23,4 milliards de dollars l'an passé et encore 6 milliards lors du seul premier trimestre 2019.

Dans sa présentation mardi, le directeur général du groupe Ben van Beurden a présenté "des prévisions financières robustes, avec la possibilité de distribuer 125 milliards de dollars ou plus sous forme de dividendes et de rachats d'action pour la période 2021-2025".

Il s'agirait d'une hausse sensible des rétributions aux actionnaires, après un total de 52 milliards distribués pour la période 2011-2015 puis 90 milliards prévus pour 2016-2020.

M. van Beurden, dont la propre rémunération a doublé l'an passé pour dépasser les 20 millions d'euros annuel (22,5 millions de dollars), s'est dit convaincu de la capacité du groupe à continuer de dégager d'importants profits. Il table pour l'instant sur un maintien des cours du baril de pétrole aux alentours des quelque 60 dollars actuels.

Royal Dutch Shell, selon le dirigeant, pourra s'appuyer sur son activité traditionnelle d'exploration et production de pétrole, ainsi que sur son activité de gaz naturel et de gaz naturel liquéfié (GNL) dont il est devenu l'un des principaux acteurs mondiaux depuis son rachat du britannique BG Group en 2016.

L'activité dite "aval" devrait aussi continuer de croître, prévoit-il, que ce soit dans le raffinage de pétrole ou dans la pétrochimie.

Le géant des hydrocarbures a enfin réaffirmé ses ambitions dans le domaine de l'électricité dont il veut devenir un acteur majeur. La vitesse de croissance de cette activité dépendra néanmoins de l'ampleur des bénéfices dégagés par Shell dans ses activités d'hydrocarbures, a-t-il néanmoins précisé. (awp)






 
 

AGEFI



...