Les jeunes hommes sont les plus grands utilisateurs d’émojis

vendredi, 01.12.2017

Selon une étude menée par des linguistes de trois universités suisses, les émojis seraient plutôt une affaire d'hommes. Chez les utilisateurs de moins de 17 ans, chaque cinquième mot est un émoji.

Ce n’est que dans le groupe des personnes âgées entre 35 et 49 ans que les femmes utilisent plus d’émojis que les hommes.

Les premiers résultats du projet interuniversitaire « What’s up, Switzerland ? » dirigé par Elisabeth Stark de l’Université de Zurich, qui se basent sur l’analyse d’un corpus de 617 conversations (tchats, environ cinq millions de mots), montrent que ce sont les jeunes hommes qui utilisent le plus d’émojis en Suisse.

Chez les participants de sexe masculin de moins de 17 ans, chaque cinquième mot est un émoji alors que chez les jeunes femmes ce n’est que chaque douzième mot qui est concerné. Pour le groupe de personnes âgées entre 17 et 34 ans ainsi que pour celui des personnes entre 50 et 64 ans, la proportion est plus basse encore : environ chaque vingtième mot uniquement est un émoji ; pour ces deux groupes d’âge également, les hommes utilisent légèrement plus d’émojis que les femmes.

Ce n’est que dans le groupe des personnes âgées entre 35 et 49 ans que les femmes utilisent plus d’émojis que les hommes. Alors que pour les femmes de cette classe d’âge on retrouve un émoji tous les 34 mots, chez les hommes du même groupe d’âge il n’y a un émoji que tous les 75 mots.

Le smiley n’est pas mort

L’émoji entraîne-t-il la mort du smiley traditionnel ? En aucune façon! Dans le corpus WhatsApp étudié, les émoticônes composés de signes de ponctuation représentent encore 29% des signes imagés. Si l’on prend en considération uniquement les visages exprimant une forme de joie, les smileys traditionnels comme :-) ou :-D représentent même 31% des ressources pictographiques (et 59% sont des émojis). Les smileys traditionnels eux aussi sont plus utilisés par les hommes que par les femmes.

Quelle orthographe ?

Les émojis et autres émoticônes n’ont toutefois pas remplacé les mots, la communication par WhatsApp ne saurait en effet se passer de la combinaison de lettres. Jusqu’il y a peu, l’écrit était intimement lié à des attentes normatives strictes. Avec l’avènement de la communication numérique cette association semble s’être assouplie quelque peu.


 

 
 

 
 

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