La charge administrative des entreprises reste élevée

mardi, 02.04.2019

Selon une enquête du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), deux tiers des plus de 2000 entreprises interrogées considèrent leur charge administrative comme plutôt lourde voire lourde.

La charge administrative subjective a tendance à augmenter en même temps que la taille de l'entreprise.(Pixabay)

L’enquête, menée pour le baromètre de la bureaucratie, a confirmé les résultats de 2014.
De manière générale, la charge administrative ressentie par les entreprises est restée élevée au cours des quatre dernières années.

En 2014, lors de la première enquête, 34% des entreprises jugeaient cette charge plutôt faible ou faible. Elles sont désormais 32,5% à le déclarer en 2018. 

En 2018, 67,5% des entreprises considèrent cette charge administrative comme plutôt lourde ou lourde, contre 66% en 2014. Aucun changement notable ne s'est donc produit dans ce domaine entre la première enquête de 2014 et la dernière enquête en 2018.

La charge administrative subjective a tendance à augmenter en même temps que la taille de l'entreprise. La part des entreprises estimant que la charge administrative s’est alourdie a augmenté en 2018 par rapport à 2014 (67 % contre 56 %), ce qui indique un accroissement de la charge administrative ressentie par les entreprises entre 2014 et 2018.

Charge élevée pour les projets de construction

Cette charge se révèle particulièrement élevée dans les domaines des projets de construction, de l'hygiène des denrées alimentaires, des importations et des exportations, de la présentation des comptes et de la révision, ainsi que de la TVA.
 
En revanche, plus de 70 % des entreprises sont d’avis que la charge réglementaire est plutôt faible ou faible dans les domaines du registre du commerce/FOSC, de l’assurance-accidents/SUVA, de l’AVS et de la LPP.

Extrapolés sur les quelque 205 000 PME suisses comptant au moins trois collaborateurs, les coûts externes mensuels générés par la charge administrative liée aux réglementations se montent à environ 490 millions de francs, soit près de 6 milliards de francs par an.

Simplifier la TVA

Parmi les prescriptions légales à simplifier, les entreprises ont nommé le plus souvent celles concernant la TVA et la statistique, comme c’était déjà le cas en 2014. Pour ce qui est des améliorations proposées, les entreprises ont le plus souvent suggéré une simplification ou une standardisation des procédures, et une harmonisation ou une réduction des lois.

De plus, bon nombre d’entre elles ont évoqué la numérisation comme piste pour alléger la charge administrative.






 
 

AGEFI



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