La moitié des Suisses veulent installer un crash recorder dans leur voiture

vendredi, 07.09.2018

Selon une enquête de comparis.ch, la moitié des Suisses seraient non seulement disposés à installer un enregistreur de comportement au volant dans leur véhicule, mais aussi favorables à le rendre obligatoire.

66 % des personnes interrogées estiment qu’un crash recorder peut apporter une aide précieuse à la reconstitution d’accidents.(pixabay)

En Suisse, seuls trois assureurs, soit Axa, Allianz et la Mobilière, utilisent pour l’heure un dispositif d'enregistreur de comportement au volant, majoritairement auprès des jeunes conducteurs. Mais le potentiel pourrait être plus large, comme le révèle une enquête représentative menée par l'institut de sondage et d'études de marché Marketagent pour le compte de comparis.ch, le comparateur sur Internet.

Une bonne moitié (50,7 %) des personnes interrogées seraient prêtes, toutes tranches d’âge confondues, à installer un crash recorder dans leur véhicule.

Plus de 45 % des personnes interrogées voient une éventuelle obligation d’un œil plutôt positif, voire très positif. Toutefois, 70 % demandent à être récompensés de la part des assureurs – donc, à bénéficier d’une réduction de primes.

Les plus de 50 ans particulièrement favorables

En Suisse, la tranche d’âge des 50-65 ans compte une proportion particulièrement élevée de personnes prêtes à embarquer un enregistreur dans leur véhicule (55,2 % ; contre 48,9 % chez les 30-49 ans et 48,4 % chez les moins de 30 ans).

Sur le fond, 66 % des personnes interrogées estiment qu’un crash recorder peut apporter une aide précieuse à la reconstitution d’accidents et, par conséquent, à la question de la responsabilité.

Vers une obligation

Les Suisses âgés entre 50 et 65 ans sont également les plus favorables à une obligation générale: 48,4 % trouvent cela plutôt positif, voire très positif. Les moins de 50 ans sont eux aussi amplement favorables, avec bien 44 % des personnes pouvant se faire à l’idée d’une obligation d’installer des crash recorder.

Seuls 16 % des plus de 50 ans, de même que 17,7 % des 30-49 ans et 19,7 % des moins de 30 ans y sont fermement opposés.

Une réduction de primes 

Plus de deux tiers des répondants, toutes tranches d'âge confondues, estiment que les assureurs devraient récompenser l’installation d’un crash recorder par une réduction de primes.

C’est notamment l’avis des Romands, avec une part de 74,7 % (contre 68,4 % en Suisse allemande) et des hommes 73,3 % (contre 66,7 % des femmes).

Andrea Auer, experte mobilité chez Comparis, constate que «l’échange données-contre-réduction-de-primes réclamé pourrait bien s'avérer intéressant pour les assureurs, également». Car, d’après la compagnie d’assurances Axa, les jeunes conducteurs ayant installé un crash recorder ont causé 15 % d’accidents en moins que les autres conducteurs de la même tranche d’âge dépourvus de l'appareil.






 
 

AGEFI



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