Fin du Matin papier: Tamedia veut négocier en priorité le plan social

vendredi, 20.07.2018

Selon son porte-parole, l'éditeur zurichois demande "depuis des semaines" de négocier le plan social.

Selon son porte-parole, l'éditeur zurichois demande "depuis des semaines" de négocier le plan social.

Au lendemain de sa sortie du processus de médiation dans la crise du Matin, Tamedia affirme vouloir "en priorité" négocier le plan social pour ses employés licenciés. Et cela doit se faire devant l'Office de conciliation du canton de Vaud et non sous l'égide de représentants politiques.

Interrogé vendredi par Keystone-ATS, Patrick Matthey affirme que Tamedia demande "depuis des semaines" de négocier le plan social. "C'est la priorité de Tamedia", selon le porte-parole de l'éditeur zurichois.

Calendrier flou
"A l'issue de la première phase de médiation, le Conseil d'Etat vaudois a indiqué que l'option papier pour Le Matin était abandonnée, mais que la médiation allait continuer sans qu'un calendrier clair soit fixé."

Dans ces conditions, Tamedia a décidé de sortir de la médiation. Questionné sur la suspension des licenciements impliquée par la médiation, le porte-parole se borne à répéter que "les collaborateurs ont été libérés de leur obligation de travailler".
Dans leur communiqué commun, les syndicats syndicom, Impressum et les rédactions romandes s'indignent jeudi soir de cette présentation des faits. Le directeur des médias payants Serge Reymond avait accepté une nouvelle séance début août: "La perspective de devoir payer un mois de salaire supplémentaire aux 40 personnes licenciées a eu raison de ses fausses promesses", déplorent-ils.

Matin Sports: "on avance"
Selon Patrick Matthey, Tamedia reste "ouvert" au projet d'un Matin Sports proposé par le président du FC Sion Christian Constantin. Concernant la fin du Matin papier samedi, il indique que les annonces "charme" du journal seront réparties "sans photos" dans la Tribune de Genève et 24 heures.
Les partenariats du Matin avec Paléo, le Festival de jazz de Montreux ou Athletissima "devraient continuer". Mais avec la formule numérique du journal, selon le porte-parole qui juge les premiers contacts encourageants.

Consternation
Jeudi soir, les gouvernements vaudois et genevois ont dénoncé la décision unilatérale de Tamedia. "Plusieurs pistes devaient encore documentées et approfondies", affirment-ils en soulignant "leur incompréhension et leur consternation" face à l'attitude de l'éditeur.(awp)






 
 

AGEFI




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