La Suisse championne de l’innovation

jeudi, 15.09.2016

Selon l’indice mondial de l’innovation, la Suisse se classe en tête des nations les plus innovantes au monde en 2016. Elle conserve même le premier rang pour la sixième année consécutive.

La suisse abrite des start-up d'exception.

Depuis 2011, 100 experts, femmes et hommes de tout le pays qui, pour la plupart, analysent un grand nombre de start-up en tant qu’investisseurs/-euses, choisissent chaque année leurs dix jeunes pousses suisses favorites. Ils se fient à leur instinct pour proposer les start-up au meilleur potentiel de réussite. Seule condition, ces dernières doivent avoir moins de cinq ans. Dans l’édition du TOP100 2016 figurent 41 start-up romandes, dont 7 dans le TOP10. Au-delà de la touche régionale, c’est surtout la qualité entrepreneuriale, la diversité des domaines et l’apparition de 39 nouvelles start-up qui réjouissent. Année après année, le classement se veut un instantané fiable des jeunes entreprises les plus innovantes et prometteuses de Suisse. Il permet notamment à de nombreux investisseurs, suisses ou internationaux, de garder certaines start-up à l’oeil.

La répartition des meilleures jeunes pousses suisses par cantons reste assez stable, comparée aux éditions précédentes du TOP100. Au sommet, on retrouve Vaud et Zurich, suivis d’assez loin par Bâle-Ville et Genève. Le classement 2016 abrite des start-up ambitieuses, réparties dans tous les secteurs high-tech. Ce qui ressort, c’est que les jeunes entrepreneurs suisses n’hésitent plus aujourd’hui à tenter de se faire une place dans les domaines les plus compétitifs et s’attaquer aux marchés à plus fort potentiel, comme celui des logiciels (23 jeunes pousses au TOP100 2016 sont actives dans ce domaine). Dans la liste, on trouve également des entreprises qui opèrent dans les secteurs prometteurs du Big Data, des Fintech, de l’Internet des objets ou de la mobilité durable.

La start-up de l’EPFL L.E.S.S. monte sur la première marche du podium du TOP100 2016 pour la deuxième année consécutive. Ses fibres nano-structurées, plus fines qu’un cheveu, pourraient faire de l’ombre aux lampes LED qui occupent plus d’espace, sont moins efficientes et fournissent trop peu de lumière uniforme. La deuxième place est occupée par la start-up fribourgeoise Bcomp et ses matériaux renforcés de fibres naturelles applicables au sport, aux automobiles et, dans un futur pas si lointain, à l’espace. La troisième place revient à la zurichoise Knip, qui a créé un courtier en assurances digital à la portée de tout un chacun.

Le classement du TOP100 a été créé en 2011 par Beat Schillig et Jordi Montserrat de l’Institut pour les Jeunes Entreprises (IFJ). Ensemble, ils ont également mis sur pied en 2004 le programme venturelab, qui a soutenu dans leur développement des milliers de start-up dans toute la Suisse. Depuis 2007, ils assurent la gestion opérationnelle de l’initiative Venture Kick, qui jusqu’à aujourd’hui a soutenu 450 spin-off issues des universités et des hautes écoles suisses avec du capital d’amorçage à hauteur de 18 millions de francs. Le bureau de presse lucernois Niedermann est co-initiateur et partenaire dans la réalisation du classement. Le projet est financièrement et intellectuellement soutenu par la Fondation Gebert Rüf et la Swiss Private Equity & Corporate Finance Association (SECA). Les partenaires médias sont PME Magazine pour la Suisse romande et Handelszeitung pour la Suisse alémanique.


 

 
 



Agrandir page UNE

agefi_1970-01-01_jeu_01
 

...