Pour les CFF, les trains de Bombardier seront bientôt prêts

mardi, 05.03.2019

Selon le patron des CFF, Andreas Meyer, les trains Bombardier seront prêts en décembre.

Andreas Meyer est convaincu que les trains de Bombardier seront bientôt prêts, malgré les apparences plutôt contraires. (Keystone)

Les trains FV-Dosto de Bombardier dont les pannes et les retards de livraison ont fait les gros titres de la presse, seront prêts en décembre, affirme le patron des CFF. Andreas Meyer s'en dit convaincu, malgré les apparences plutôt contraires.

"Nous ne ferons volontairement plus de déclarations", a déclaré le patron des CFF, Andreas Meyer, mardi, lors d'une interview sur les ondes de la RTS. Il revenait sur les remarques selon lesquelles Bombardier n'a respecté aucun délai ces neuf dernières années.

Il est clair que les CFF savaient déjà en 2013 que ce projet d'acquisition, à 1,9 milliard de francs, connaîtrait de sérieux retards. Une expertise avait alors déjà montré que Bombardier voulait conclure la commande de manière "économiquement positive", a précisé le patron de l'ex-régie fédérale.

Lors des discussions qui ont précédé le délai de livraison, l'entreprise n'a fait preuve d'aucune prise de conscience et ne s'est montrée prête à aucune concession, a-t-il ajouté. Il lui fallait un scénario de sortie, avaient alors estimé les experts.

Andreas Meyer ne veut aujourd'hui pas spéculer sur ce qui se passerait si les trains ne pouvaient pas être opérationnels durant encore quelques années. "Nous voulons qu'ils soient prêts à l'exploitation au prochain changement d'horaire", à savoir en décembre 2019.

Le patron des CFF reste en revanche vague sur la manière d'atteindre cet objectif. Tout au plus précise-t-il être en contact avec les chefs de la division transport de Bombardier ainsi qu'avec la haute direction opérative du groupe.

Les CFF se trouvent ainsi face à un dilemme fondamental. Un scénario de sortie a peu de chance, au regard du processus qui est déjà trop avancé. Ainsi 39 trains sont déjà prêt et livrés. "Nous ne voulons pas descendre du train en marche. Nous ne le pouvons pas. Ce serait un fiasco pour Bombardier, mais aussi pour les CFF." (awp)






 
 

AGEFI



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