Zurich accueille le plus grand nombre de pendulaires

lundi, 27.08.2018

Selon le dernier rapport de l'0FS, Zurich se place très largement comme la ville suisse qui accueille le plus grand nombre de pendulaires. Le temps de trajet est notamment influencé par le niveau de formation et le sexe des travailleurs.

La part du rail comme principal moyen de transport a progressé ces dernières années chez les pendulaires.(keystone)

La Suisse comptait près de 4 millions de pendulaires en 2016, soit toute personne active occupée ayant un lieu de travail fixe situé hors de son bâtiment d’habitation. 71% des pendulaires se sont rendus au travail dans une autre commune, selon le rapport sur la pendularité de l'Office fédéral de la statistique (OFS). En plus des personnes pendulant pour le travail, on dénombrait, en 2016, environ 0,8 million de pendulaires pour des raisons de formation (à partir de 15 ans).

Les distances parcourues et le temps de trajet pour se déplacer au travail correspondent à quelque 8,9km et 17 minutes par personne. Le travail représente ainsi en Suisse le deuxième motif le plus important de déplacement après les loisirs.

Les déplacements pour la formation génèrent eux-aussi un volume de trafic non négligeable. Ils représentaient en 2015 une part de 5% dans la distance journalière.  

La longueur moyenne des trajets pour aller au travail s’est aussi allongée ces dernières années. En 2016, un trajet (aller) d’un pendulaire pour parvenir à son lieu de travail faisait en moyenne 14,8 km. Cette distance représente une hausse de 15% ou de 1,9 km par rapport à l’an 2000.

35% des pendulaires avaient atteint leur lieu de travail après 15 minutes de trajet en 2016. 56% des pendulaires mettaient entre 16 et 60 minutes pour se rendre au travail, alors que 9% y consacrait plus d’une heure.

Plus court pour les femmes

En 2016, la distance à parcourir pour se rendre au travail était en moyenne plus longue de 20% chez les hommes que chez les femmes (16,1 km contre 13,4 km).

Le diplôme augmente les minutes de trajet

Les personnes ayant achevé une formation de degré tertiaire (haute école, école supérieure, diplôme ou brevet fédéral, etc.) parcouraient 17,3 km en moyenne pour aller travailler, soit une distance supérieure de 57% aux 11,0 km parcourus en moyenne par les personnes diplômées du secondaire I (sans formation postobligatoire).

Adeptes de la voiture

En 2016, un peu plus de la moitié des pendulaires (52%) privilégiaient la voiture comme principal moyen de transport pour se rendre au travail. Cette part s’est accrue de 5 points entre 1990 et 2000, mais elle a légèrement diminué ensuite.

La part du rail comme principal moyen de transport a progressé ces dernières années: elle se situait à 17% en 2016, en hausse de presque 6 points par rapport à 1990. Le nombre des pendulaires qui se rendent au travail en train est ainsi passé de 327 000 personnes en 1990 à 655 000 en 2016. Les grands investissements consentis pour augmenter encore la performance du réseau ferroviaire national, notamment avec le projet Rail 2000, et dans diverses offres de réseau express régional ont notamment contribué à cette évolution.

Zurich en tête

On remarque une nette croissance des flux de pendulaires notamment entre les grandes villes et aggloméra­tions, par exemple entre Berne et Zurich ou entre Bâle et Zurich. A savoir que les frontières linguistiques représentent toujours un cer­tain obstacle à la pendularité.

Zurich est très largement la ville suisse qui accueille le plus grand nombre de pendulaires. En 2014, quelque 223 000 actifs occupés se rendaient au travail dans la ville du bord de la Limmat depuis d’autres communes suisses. Venaient ensuite, en terme d’attrait pour les pendulaires, les villes de Berne (103 000 actifs occupés), Bâle (69 000), Genève (60 000) et Lausanne (56 000).






 
 

AGEFI



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