Commerce Suisse exige le retrait de l’initiative «Prix équitables à l’importation»

vendredi, 29.12.2017

Selon l’association de représentation du secteur commercial, l’initiative «Prix équitables à l’importation» est superflue et non applicable. Elle devrait être retirée. Au lieu de celle-ci, l’organisation faîtière exige plutôt une directive de la Commission de la concurrence (COMCO) afin de simplifier la mise en œuvre de la loi sur les cartels déjà existante vis-à-vis des entreprises dominant le marché.

Kaspar Engeli, directeur de Commerce Suisse

«La Suisse est une île de prospérité, une île où les salaires sont élevés», déclare Kaspar Engeli, directeur de Commerce Suisse. La fédération qui représente environ 3700 sociétés, rejette la nouvelle initiative pour des prix équitables à l’importation. Il explique: «Nous avons en moyenne des salaires presque deux fois plus élevés qu’en Europe et par conséquent également un fort pouvoir d’achat et des prix plus hauts. Par contre, la réduction impopulaire des salaires de moitié pourrait aider. D’autres leviers efficaces seraient: une politique agricole libérale, des frontières ouvertes et la diminution des droits de douane. Ce sont autant de mesures que la Suisse a elle-même maîtrisées et qu’elle pourrait rapidement mettre en œuvre. Toutefois, l’initiative en cours suit une voie différente: les “méchants étrangers” qui nous “harcèlent” et “tirent profit” de notre système, doivent être ramenés à la raison». Cette initiative n’est pas applicable, selon l’organisation faîtière. C’est pourquoi elle  espère son retrait de la part des initiateurs, car, comme l’explique Kaspar Engeli: «La loi sur les cartels permet déjà à l’article 4 de prendre les mesures nécessaires et nouvellement demandées». Selon lui, on devrait uniquement appliquer cette loi. L’article 4 prévoit que des entreprises dominantes puissent être contraintes à fixer des prix de façon à ce que leur domination du marché ne soit pas mise en jeu. «C’est quoi des entreprises dominant le marché ou dominant relativement le marché?», s’interroge-t-il. Kaspar Engeli demande donc une directive de la COMCO. Celle-ci est encore en suspens.

Avec ces 680.000 collaborateurs, le Commerce est l'employeur privé le plus important de Suisse. Plus de 38.000 places d'apprentissage sont proposées dans le commerce, aucune branche ne forme davantage d'apprentis. 






 
 

AGEFI


 

 



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