La notoriété des vins suisses atteint des sommets

mardi, 10.10.2017

Selon la dernière étude de M.I.S Trend, la notoriété de la Suisse viticole égale désormais celle de la France et de l’Italie. Les Helvètes aiment boire «local» au restaurant et cultivent une image positive de leurs vins.

Convivialité. Pour 8 personnes sur 10, la présence du vin est indispensable lors d’un repas entre amis.

Quels sont les pays producteurs de vins que vous connaissez? A cette question, 86% des sondés citent spontanément la Suisse, au même niveau que la France et l’Italie, et devant l’Espagne. Une belle progression depuis 1999, où notre pays n’était cité spontanément qu’à 54%.

L’étude sur le marché du vin suisse mesure la notoriété, l’image, les habitudes de consommation et d’achat auprès d’un échantillon représentatif de la population helvétique.

Réalisée par l’institut de recherche M.I.S Trend pour la cinquième fois depuis 1999, elle permet à Swiss Wine Promotion SA de tenir un baromètre des tendances du marché, de l’évolution du comportement des consommateurs et de la notoriété des principales appellations de vins suisses, afin d’affiner sa stratégie.

Des vins authentiques et fiables

Les résultats de l’étude 2017 sont également réjouissants en termes d’image: une large majorité de sondés reconnaissent la diversité et l’authenticité des vins suisses, ainsi que l’utilité de la viticulture pour la protection du paysage. La confiance dans les producteurs reste élevée et on estime que les crus suisses tiennent la comparaison par rapport aux vins étrangers.

«Etude après étude, on voit que l’image des vins suisses s’affirme. Elle a fait un bond en avant dans les années 2000 et depuis, elle ne cesse de se consolider», commente Mathias Humery, directeur associé de M.I.S. Trend.

Cette bonne image ne se traduit pas encore clairement dans les habitudes de consommation. 46% des consommateurs continuent de boire surtout des vins étrangers, alors que 35% privilégient les crus suisses.

En revanche, la donne s’inverse au restaurant: dans ce cadre, 48% des sondés tiennent à boire «local». Bonne surprise: la rivalité du rapport «qualité-prix» avec les vins étrangers s’atténue dans le haut de gamme: «lorsque les vins suisses sont jugés très bons, les consommateurs ne les trouvent pas si chers en comparaison des espagnols ou des italiens du même niveau», explique Mathias Humery.

Indispensable sur la table des invités

Même si la part des consommateurs de vin fléchit, même si l’on boit moins et moins souvent, le vin continue de jouer un rôle social fort dans notre pays. Pour 8 personnes sur 10, sa présence est indispensable lors d’un repas entre amis.

La charge émotionnelle du produit se retrouve dans les habitudes des consommateurs: on fait son choix avant tout sous l’influence du «bouche à oreille» et de préférence après l’avoir dégusté. Les Suisses continuent d’acquérir leur vin en priorité dans les grandes surfaces, puis chez les producteurs.

Quant à l’achat sur internet, il progresse légèrement mais reste confidentiel.


 

 
 

 
 

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