Pessimistes, les entreprises suisses ont soif d'acquisitions

lundi, 21.11.2016

Selon EY, 60% des grandes firmes helvétiques envisagent un rachat ces douze prochains moins, contre seulement 35% il y a six mois.

Il s'agit d'un niveau inédit depuis le record de l'automne 2014, lorsque 80% des sociétés interrogées souhaitaient alors opérer une acquisition.

Plus pessimistes que leurs concurrentes étrangères quant à l'évolution de la conjoncture, les entreprises suisses n'en gardent pas moins un solide appétit en matière d'acquisitions. Selon EY, 60% des grandes firmes helvétiques envisagent un rachat ces douze prochains moins, contre seulement 35% il y a six mois.

Il s'agit d'un niveau inédit depuis le record de l'automne 2014, lorsque 80% des sociétés interrogées souhaitaient alors opérer une acquisition, écrit lundi le cabinet d'audit comptable et de conseils. L'intérêt pour des rachats a également progressé à l'échelle mondiale, la proportion passant de 50 à 57%.

L'ex-Ernst & Young explique l'intérêt accru des entreprises dans des acquisitions du fait que celles-ci souhaitent améliorer leur positionnement. Certaines veulent ainsi étoffer leur portefeuille d'activités de manière complémentaire ou prendre pied sur de nouveaux marchés.

Dans le même temps, d'autres entreprises cèdent certaines unités afin de se recentrer sur leur coeur de métier. De ce fait, les transactions portant sur des fusions et acquisitions sont plus nombreuses.

Les entreprises helvétiques sont particulièrement intéressées à investir sur leur marché domestique. Les autres sites dominants sont les Etats-Unis, l'Inde et l'Allemagne. Si un nombre plus élevé de transactions est attendu en Suisse, aucune opération dépassant le milliard de francs n'est prévu.

Cette soif d'acquisition contraste fortement avec l'appréciation des entreprises quant à l'évolution de la conjoncture ces prochains mois. Et en la matière, les firmes helvétiques se montrent particulièrement pessimistes par rapport à leurs concurrents étrangers.

Désormais, un tiers des sociétés interrogées par EY s'attend à court terme à une dégradation de la conjoncture mondiale. Elles n'étaient qu'à peine un quart à le penser lors du précédent sondage réalisé en avril. Au niveau mondial, les voix pessimistes sont également plus nombreuses, 25% des entreprises anticipant une évolution défavorable.

Au rang des inquiétudes affichées par les entreprises dans leur ensemble, EY mentionne notamment les fluctuations monétaires et la volatilité des prix des matières premières. L'instabilité politique dans leur propre pays les inquiète également. En revanche, elles ne se soucient que marginalement du tassement de la croissance en Chine et du Brexit. - (awp)


 

 
 



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