Julius Bär envisage toujours une IPO de sa filiale italienne Kairos

mercredi, 10.01.2018

Satisfait du développement de sa filiale italienne Kairos Investment Management, Julius Bär étudie l'option d'une entrée en bourse.

Julius Bär a annoncé avoir racheté les 20% du capital-actions de Kairos qui ne lui appartenaient pas encore.(keystone)

Julius Bär envisage toujours d'introduire sa filiale italienne Kairos Investment Management à la cote, après avoir repris l'intégralité du capital-actions.

A l'heure actuelle, l'établissement n'entend toutefois pas spéculer sur l'ampleur d'une éventuelle IPO, sur le calendrier d'une telle opération ou sur la place financière où Kairos pourrait être coté."Nous sommes très satisfaits du développement de Kairos", a souligné la chargée de communication.

Julius Bär a annoncé mardi soir avoir racheté les 20% du capital-actions de Kairos qui ne lui appartenaient pas encore. Le prix provisoire de cette opération, sujet encore à des ajustements, est de 96 millions d'euros, selon les indications fournies la veille.

Depuis 2016, la banque cotée au SMI détenait 80% de l'établissement spécialisé dans la gestion de fortune en Italie.

Fin 2017, Kairos affichait des avoirs sous gestion de 11 milliards d'euros contre environ 4 milliards d'euros en 2013, année lors de laquelle Julius Bär est entré dans l'actionnariat avec une participation de 19,9%. La société financière est la porte d'entrée de la banque helvétique sur le marché italien de la gestion de fortune.

Prix juste selon les analystes

"Depuis le début de notre partenariat en 2013, Kairos a renforcé avec succès et de manière rentable son excellente position", a déclaré Bernhard Hodler, nouveau directeur général (CEO) de Julius Bär, cité dans un communiqué.

Du côté des analystes, l'heure est aux calculs. Andreas Venditti, de Vontobel, estime que Julius Bär a déboursé 487 millions de francs pour s'emparer totalement de Kairos. Le gestionnaire italien étant déjà totalement consolidé auprès de son propriétaire zurichois, ce dernier ne verra aucun changement dans sa masse sous gestion, ses recettes ou ses charges.

M. Venditti relève néanmoins ses prévisions de bénéfice par action de 1% pour 2018, puisque la déduction pour les minoritaires disparaîtra désormais du compte de résultat.

Le prix payé par Julius Bär se justifie, selon Kepler Cheuvreux. L'analyste David Hart souligne que cette reprise fait du sens stratégiquement, puisque l'activité présente des marges élevées. La banque zurichoise a ainsi consolidé sa position sur le marché italien de la gestion de fortune.(awp)



 
 
 

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