Rémunérations en hausse pour les patrons de grands groupes suisses

vendredi, 15.03.2019

Salaires et rémunérations variables des dirigeants des principales sociétés helvétiques cotées ont pris de l'embonpoint l'an dernier.

La palme en termes d'évolution de rémunérations revient au poids lourd par excellence Nestlé.(Keystone)

Salaires et rémunérations variables des dirigeants des principales sociétés helvétiques cotées ont pris de l'embonpoint l'an dernier, selon un premier relevé compilé par AWP sur la base des rapports annuels. Près de deux tiers des entreprises du Swiss Leader Index (SLI) ont d'ores et déjà rendu leurs copies définitives.

Sur ces 19 firmes, douze ont étoffé la rémunération de leurs responsables. La palme en termes d'évolution revient au poids lourd par excellence Nestlé, dont le directeur général Ulf Mark Schneider a perçu une rémunération agrémentée de 15% en comparaison annuelle, à 9,01 millions de francs. Julian Diaz, patron de l'exploitant de boutiques hors-taxes Dufry, arrive en seconde position avec une hausse de 11%.

Les sept sociétés ayant réalisé des économies sur les gratifications de leurs patrons ont toutes effectué une rocade à ce niveau, soit en 2018 soit dans le courant de l'année précédentes. Le directeur général de Novartis Vasant Narasimhan, entré en fonction début janvier 2018, n'a ainsi touché "que" 9,92 millions, soit près d'un quart de moins que son prédécesseur Joseph Jimenez un an plus tôt.

Chez Lafargeholcim, Jan Jenisch avait obtenu pour sa première année d'exercice en 2017 un dédommagement extraordinaire pour les bonus qu'il n'avait pu percevoir de la part de son ancien employeur. Sa fiche de paye en 2018 s'en est trouvée allégée de 16% en comparaison annuelle.

Les membres des comités exécutifs des direction des 19 sociétés étudiées ont vu leurs rémunérations enfler en moyenne de 100'000 francs à près de 3 millions.(awp)






 
 

AGEFI



...