Ringier: perte sèche en 2017, malgré l'essor des activités numériques

mercredi, 11.04.2018

Ringier a reconnu ce mercredi en conférence de presse avoir bouclé l'exercice sur une perte sèche. Le groupe zurichois a toutefois refusé de chiffrer ce déficit.

Ringier a généré les deux tiers de son excédent brut d'exploitation avec ses activités numériques l'an dernier. (keystone)

Ringier s'est enfoncé dans le rouge l'an dernier. La perte nette - d'une ampleur confidentielle - n'empêche pas l'éditeur zurichois de se féliciter d'avoir généré les deux tiers de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) avec ses activités numériques. Les recettes tirées de la presse imprimée ont représenté moins de 10% du total.

La marge opérationnelle de l'éditeur diversifié zurichois a gagné 0,7 point de pourcentage à 11 pourcent, pour un résultat afférent de 110,6 millions de francs, détaille le rapport d'activité publié mercredi.

Le chiffre d'affaires à l'inverse s'est affaissé de 4,4% à 1 milliard de francs, freiné notamment par un tassement des revenus sur le marché indigène et sur les débouchés en Asie comme en Afrique. Le ralentissement sur ces marchés n'a pu être compensé par la progression en Europe de l'Est.

Le groupe zurichois, non coté, a reconnu en conférence de presse avoir bouclé l'exercice sur une perte sèche. Les responsables se sont en revanche refusés à chiffrer ce déficit, attribué aux coûts consentis pour la fermeture de l'imprimerie d'Adligenswil, contrairement aux us et coutumes en vigueur au sein de l'entreprise lorsque celle-ci est bénéficiaire. Ringier avait ainsi revendiqué sur 2016 un bénéfice net de 22,8 millions de francs.

La régie publicitaire Admeira, jusqu'ici détenue à parts égales par ses cofondateurs Ringier, Swisscom et la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) aiguise par ailleurs l'appétit des deux premiers. L'éditeur diversifié zurichois indique en effet dans son compte-rendu d'activités mercredi être en pourparlers avec le géant bleu en vue d'une reprise des 33,3% détenus par le diffuseur de service public.

Une telle opération n'affecterait pas la commercialisation par la SSR de ses publicités via Admeira assure Ringier, qui souligne que pour l'heure les négociations entre les trois partenaires sont toujours en cours. Le directeur général Marc Walder a par contre assuré être fermement opposé à toute collaboration avec l'autre ogre médiatique zurichois, Tamedia. (awp)






 
 

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