Richemont aux avant-postes du SMI après la reprise avortée de Tiffany par LVMH

vendredi, 11.09.2020

Richemont avait le vent en poupe à la Bourse suisse vendredi, poursuivant sur sa lancée de la veille, après le mariage avorté entre ses concurrents LVMH et Tiffany, qui avait valu au titre une poussée de plus de 4,3% jeudi.

Les spéculations allaient bon train concernant l'éventualité d'une reprise du groupe de luxe genevois par son homologue parisien.(Keystone)

A 10h15, la nominative Richemont prenait près de 2,0% à 65,36 francs, caracolant en tête d'un SMI en hausse de 0,45%.

Dans les salles de marché, outre la non-concrétisation de la constitution d'une concurrence renforcée, les spéculations allaient bon train concernant l'éventualité d'une reprise du groupe de luxe genevois par son homologue parisien, alimentées par l'annonce mercredi du report d'un programme d'options pour les actionnaires de Richemont.

Dans une note, Patrik Schwendimann de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) estime qu'un rachat de Richemont est actuellement "peu probable" et confirme sa recommandation de sous-pondération au marché en raison du potentiel de déception de l'évolution des bénéfices du groupe pour les deux années à venir.

Jeudi, le groupe LVMH avait indiqué son intention de saisir la justice américaine contre le joaillier américain Tiffany, qu'il accuse de "mauvaise foi" et dont il pointe "les mauvais résultats" financiers, au lendemain de la suspension de leur opération de rapprochement à 16,2 milliards de dollars annoncé fin novembre 2019.

Dans son commentaire, l'analyste de la ZKB souligne que la capitalisation boursière de Richemont se monte à 36 milliards de francs, contre seulement 13 milliards pour Tiffany.

Selon lui, l'acquisition de Richemont serait intéressante d'un point de vue stratégique pour LVMH. "Mais pour un mariage, il faut être deux", image l'expert, indiquant qu'une vente équivaudrait à une capitulation de la part de la famille du magnat sud-africain Johann Rupert, qui préside au destin du groupe genevois depuis une dizaine d'années, une éventualité qu'il juge peu plausible.(AWP)

>>Lire aussi: Tiffany et LVMH: à peine fiancés, déjà divorcés






 
 

AGEFI



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