WEF 2020: le chef du gouvernement italien annule sa venue à Davos

jeudi, 23.01.2020

Retenu à Rome pour "des obligations gouvernementales urgentes", le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annulé sa venue jeudi au Forum économique mondial de Davos.

Giuseppe Conte doit préparer un conseil des ministres prévu dans la soirée et a des réunions sur des dossiers urgents.(Keystone)

Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annulé sa venue jeudi au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, à quelques jours d'élections cruciales, a-t-on appris auprès des organisateurs.

M. Conte devait prononcer un discours à 16H00 (15H00 GMT).

Selon des sources proches du gouvernement, citées par les agences italiennes, le président du conseil italien est retenu à Rome pour "des obligations gouvernementales urgentes". Il doit notamment préparer un conseil des ministres prévu dans la soirée et a des réunions sur des dossiers urgents.

La coalition gouvernementale italienne de centre-gauche est fragilisée par la démission du chef du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, anti-système) Luigi Di Maio de la tête de son parti.
Il a annoncé cette décision mercredi, à quatre jours d'un scrutin régional crucial.

Une victoire de l'extrême droite dimanche en Emilie-Romagne (nord-est), région historiquement ancrée à gauche, pourrait entraîner la chute du gouvernement et des législatives anticipées ardemment souhaitées par le chef de la Ligue, Matteo Salvini.

Le Premier ministre, proche du M5S, a regretté la décision de M. Di Maio mais assuré qu'elle n'aurait "aucune répercussion sur le gouvernement".

Luigi Di Maio est ministre des Affaires étrangères et doit rester à ce poste.

Présent à Davos, le ministre italien de l'Economie, Roberto Gualtieri, a lui aussi estimé que la décision de M. Di Maio "ne changeait rien" en termes de stabilité gouvernementale, dans une interview à CNBC.

"Je pense que déjà aujourd'hui les investisseurs l'ont compris, il s'agit d'une alternance au sein d'un parti, qui ne modifie pas le soutien au gouvernement", a-t-il déclaré, ajoutant: "ce n'est pas une crise politique, cela n'a pas d'implications sur le gouvernement, ni sur la majorité qui au Parlement est plutôt large".

Après avoir grimpé mercredi en raison de la démission attendue de M. Di Maio, le spread, le très surveillé écart entre les taux italien et allemand à dix ans, qui est un bon thermomètre des inquiétudes, était reparti à la baisse jeudi.(awp)

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AGEFI




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