Réseaux sociaux: la colère de Donald Trump

dimanche, 19.08.2018

Donald Trump s'en est pris aux réseaux sociaux qu'il accuse de suspendre les activités de personnalités de la droite américaine.

La salve de tweets de Donald Trump intervient après l'offensive lancée la semaine dernière par des géants d'internet contre le conspirationniste américain Alex Jones. (Keystone)

Donald Trump a dénoncé avec véhémence samedi la suspension par les géants d'internet des activités de personnalités de la droite américaine sur les réseaux sociaux. Il a parlé de "discrimination" et qualifié de "malade" le comportement de deux chaînes de télévision.

Si le président américain ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l'offensive lancée la semaine dernière par des géants d'internet contre le conspirationniste américain Alex Jones, privé d'accès aux plateformes Facebook et Spotify notamment. Twitter a aussi restreint mardi, pour une semaine, le compte de ce commentateur d'extrême droite.

"Les réseaux sociaux discriminent absolument les voix républicaines/conservatrices", a écrit Donald Trump sur Twitter, promettant que son gouvernement ne laisserait pas ça arriver, sans apporter davantage de précisions.

"Ils font taire les opinions de beaucoup de personnes de droite, alors qu'en même temps ils ne font rien pour les autres", a-t-il dénoncé. "La censure est quelque chose de très dangereux et absolument impossible à surveiller", ajoute-t-il dans un deuxième tweet, avant de s'en prendre, une nouvelle fois aux médias.

"Il n'y a rien d'aussi bidon que CNN et MSNBC et pourtant je ne demande pas à supprimer leur comportement malade", a-t-il tempêté contre deux chaînes qu'il critique régulièrement. "Laissons tout le monde participer, bon et mauvais", lance-t-il dans un troisième message.

Langage déshumanisant

Fondateur du site InfoWars, Alex Jones est une personnalité médiatique affiliée à l'extrême droite. Il est devenu une célébrité à la faveur de propos et théories conspirationnistes sur la fusillade de Sandy Hook, en 2012.

Facebook, qui a suspendu ses quatre principales pages, a accusé celles-ci de "glorifier la violence" et "d'utiliser un langage déshumanisant pour décrire des personnes transgenres, musulmanes et immigrées", en infraction avec le règlement interne du réseau social.

Twitter a restreint mardi le compte du conspirationniste. S'il est toujours consultable par les internautes, M. Jones ne sera plus capable d'y poster de message pendant une semaine. Son patron Jack Dorsey a cependant affirmé que Twitter ne faisait aucune discrimination sur la base d'opinions politiques. (ats)






 
 

AGEFI



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