Record pour les investissements dans la tech en Europe

mercredi, 15.01.2020

Quelque 39 milliards de dollars ont été investis en 2019 dans les start-up technologiques en Europe, dont le quart à Londres, selon des chiffres dévoilés par London & Partners. Un montant record.

Le bond des investissements a profité surtout aux "fintech", les jeunes pousses du secteur financier, ou encore à celles présentes dans l'intelligence artificielle ou les énergies propres.(Keystone)

L'investissement dans les jeunes entreprises technologiques a atteint un montant record en 2019 en Europe, dans un marché qui reste largement dominé par Londres, révèle une étude publiée mercredi par l'organisme de promotion de la capitale britannique.

Quelque 39 milliards de dollars ont été investis dans les start-up technologiques, dont le quart à Londres, selon des chiffres dévoilés par London & Partners et fournis par le cabinet Dealroom.

La capitale britannique, où les montants investis ont presque doublé par rapport à 2018, devance Berlin (4,5 milliards) et Paris (3,3 milliards).

L'étude estime cependant que ces villes sont désormais de taille à concurrencer New York et Pékin à l'échelle mondiale, même si la région de San Francisco reste l'écrasant champion planétaire (43,5 milliards de dollars).

Ce bond des investissements a profité surtout aux "fintech", les jeunes pousses du secteur financier, ou encore à celles présentes dans l'intelligence artificielle ou les énergies propres.
Parmi les entreprises financières britanniques ayant levé des fonds l'an dernier figurent par exemple les banques en ligne Monzo et Starling Bank ou le spécialiste du transfert d'argent WoldRemit.

Londres reste en outre la ville européenne qui donne naissance au plus grand nombre de "licornes", soit des jeunes entreprises qui sont valorisées plus d'un milliard de dollars. Elle en a créé 46 depuis 1990, selon l'étude.

"Londres, Paris et Berlin ont permis au secteur technologique européen de compter à l'échelle mondiale", note Laura Citron, directrice générale de London & Partners.

Ces chiffres confirment que le Royaume-Uni est toujours attractif pour les investisseurs et les entrepreneurs, malgré les incertitudes du Brexit, qui va avoir lieu fin janvier.
La France avait quant à elle dit l'an dernier espérer pouvoir à terme dépasser le Royaume-Uni et devenir numéro un européen.

Le président Emmanuel Macron avait promis des investissements de la part d'institutions financières afin d'aider à faire émerger des entreprises du secteur technologique.

Lundi, le gouvernement français a indiqué que les assureurs s'étaient engagés à diriger 6 milliards d'euros d'épargne vers le financement des start-up.(awp)






 
 

AGEFI




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