Santhera s'enfonce dans le rouge au premier semestre

mardi, 08.09.2020

Privé de Raxone, le groupe bâlois Santhera creuse ses pertes au cours des six premiers mois de l'année.

Au 30 juin, Santhera disposait de liquidités à hauteur de 19,4 millions, contre 31,4 millions au bouclement de 2019. (Keystone)

Le groupe pharmaceutique Santhera a vu ses recettes amputées de plus de moitié au premier semestre 2020, après la cession de droits sur son unique produit commercialisé. Malgré un sérieux coup de rabot sur les coûts, le laboratoire de Pratteln n'est pas parvenu à endiguer l'érosion de ses résultats.

Les revenus réalisées entre janvier et juin se sont établies à 7,8 (18,3) millions de francs, dont une partie importante est à mettre au crédit des ventes de Raxone en France, après le transfert à Chiesi du brevet du médicament contre la neuropathie optique héréditaire de Leber (LHON) pour tous les marchés hors USA et Canada.

Des mesures d'économies drastiques ont été mises en place, ce qui a permis de réduire de 16% les coûts d'exploitation, à 31,9 millions de francs. Les charges de marketing et de distribution ont même été sabrées de 42%, alors que les frais généraux sont restés stables (7,2 millions).

Au 30 juin, Santhera disposait de liquidités à hauteur de 19,4 millions, contre 31,4 millions au bouclement de 2019. La société s'est assuré des fonds supplémentaires pour des activités de valorisation en cours de développement et pour des travaux préparatoires en vue de la commercialisation de ses substances neuromusculaires Puldysa et Vamorolone.

En avril, le groupe a conclu un accord de financement avec le français Iris pour un montant initial brut pouvant atteindre 12 millions de francs sur douze mois, assorti d'une clause de prolongation de 12 millions supplémentaires sur les douze mois suivants. Ce dernier a permis à Santhera d'encaisser un produit brut de 8 millions.

A mi-juillet, un autre accord a été conclu avec Highbridge Capital Management pour un montant maximum de 20 millions, dont la société a reçu une première tranche de 7,5 millions le 7 septembre, dont 5 millions ont été remboursés en actions.

En parallèle, Santhera évalue une nouvelle restructuration d'une obligation convertible non garantie de premier rang de 60 millions de francs arrivant à échéance en février 2022.

Pour la suite des opérations, le groupe bâlois s'est fixé pour priorités opérationnelles la préparation de la commercialisation du Puldysa sur le marché européen début 2021, la poursuite du développement de son médicament expérimental contre la myopathie de Duchenne (DMD) vamorolone et de nouveaux apports financiers afin de poursuivre ses activités comme prévu. (awp)






 
 

AGEFI



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