Nikon tombe dans le rouge à cause de dépréciations

lundi, 13.02.2017

Pour les mois d'avril à décembre 2016, Nikon a déploré une perte nette de 831 millions de yens (6,8 millions d'euros) contre un bénéfice net de 18,71 milliards de yens un an plus tôt.

Confronté à un marché de la photographie perturbé par les smartphones, Nikon a amorcé une transition vers les équipements pour l'industrie et le secteur médical afin de combler le manque à gagner.

Le groupe de photographie et optique japonais Nikon a annoncé lundi être tombé dans le rouge à l'issue des 9 premiers mois de l'exercice 2016/17, à cause de dépréciations d'actifs dans le cadre d'une restructuration.

Pour les mois d'avril à décembre 2016, Nikon a déploré une perte nette de 831 millions de yens (6,8 millions d'euros) contre un bénéfice net de 18,71 milliards de yens un an plus tôt.

Le groupe a expliqué cet accident de parcours par "l'enregistrement en tant que dépenses de restructuration de dévalorisations de biens dans l'activité des appareils pour le secteur des semi-conducteurs". Le montant total défalqué est égal à 29,79 milliards de yens, a-t-il précisé.

Cette charge non-récurrente vient masquer des résultats d'exploitation plus positifs.

Son bénéfice opérationnel des trois trimestres a progressé de 67% sur un an à 42,18 milliards de yens, bien que son chiffre d'affaires ait régressé de 8,2% à 565,89 milliards de yens.

Confronté à un marché de la photographie perturbé par les smartphones, Nikon a amorcé une transition vers les équipements pour l'industrie et le secteur médical afin de combler le manque à gagner.

Durant les trimestres passés en revue, Nikon a pu sauver les bénéfices de son activité photo grâce aux bonnes performances de certains modèles haut de gamme à objectif interchangeable comme les D5 et D500 et à une gamme cohérente de compacts qui ne sont pas en concurrence frontale avec les smartphones. Toutefois, le groupe a souffert d'un marché en partie déprimé, des effets de change et d'un approvisionnement ralenti par la série de séismes en avril dans le sud-ouest de l'archipel. Sony a dû stopper plusieurs semaines sa production de capteurs.

Nikon a par ailleurs déploré une moindre demande d'équipements employés pour la fabrication ou le contrôle des semi-conducteurs, du fait d'investissements ralentis chez les clients.

Dans les appareils médicaux, la bonne tenue en Europe et au Japon a été en partie gommée par des difficultés aux Etats-Unis.

Pour l'année complète qui s'achèvera en mars, Nikon a abaissé une nouvelle fois sa prévision de chiffre d'affaires à 750 milliards de yens (au lieu de 800), et a ramené son estimation de bénéfice d'exploitation à 44 milliards de yens, contre 49 milliards attendus auparavant.

Il a définitivement abandonné l'idée d'un retour dans le vert du résultat net, redoutant à présent une perte de 9 milliards de yens, au lieu de 6 milliards, du fait des charges exceptionnelles qui devraient totaliser sur l'année 53 milliards de yens.

Nikon est en pleine réorganisation et veut notamment mettre l'accent sur l'activité médicale, à l'image de ses compatriotes Fujifilm ou Olympus. - (awp)


 

 
 



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