Redressement économique moins vigoureux que prévu en 2021 (BAK)

jeudi, 19.11.2020

Pour l'année en cours, les économistes de l'institut bâlois ont indiqué tabler désormais sur une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 3,7%, contre -4,5% lors du dernier point de situation en septembre. Pour 2021, ils se montrent plus prudents qu'auparavant et anticipent dorénavant une croissance de 3,6% du PIB.

(Keystone).

Les experts de BAK Economics s'attendent à ce que le marasme économique soit légèrement moins sévère que craint en 2020, mais la crise sanitaire risque selon eux de perdurer et de ralentir la reprise économique en 2021.

Pour l'année en cours, les économistes de l'institut bâlois ont indiqué jeudi lors d'une téléconférence tabler désormais sur une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 3,7%, contre -4,5% lors du dernier point de situation en septembre.

Pour 2021 en revanche, ils se montrent plus prudents qu'auparavant et anticipent dorénavant une croissance de 3,6% du PIB (+3,3% hors événements sportifs). En été, les valeurs prévues étaient de respectivement +3,7% et +3,4%. Pour 2022, les experts du BAK prédisent une croissance, corrigée des manifestations sportives, de 3,6%.

Assouplissement notable dès mi-2021

"Nous ne nous attendons pas à un assouplissement significatif de l'économie mondiale avant le milieu de l'année prochaine", a déclaré Martin Eichler, économiste en chef de l'institut bâlois. Et de souligner que les restrictions de la deuxième vague sont moins sévères que celles de la première. Par ailleurs, il ne s'attend plus à voir le confinement renforcé notablement.

Etablissant une comparaison avec la crise financière de 2008, l'expert a signalé qu'en 2020, l'industrie a été touchée de manière comparable, alors que le secteur des services a été plus sévèrement affecté, précisément en raison des mesures de verrouillage.

De son côté, son confrère Alexis Bill-Körber a évoqué un "confinement des loisirs" à cet égard. L'une des principales hypothèses de ses projections pour l'économie suisse est que les mesures prises à la fin du mois d'octobre devraient contribuer à contenir la propagation du coronavirus.

Cependant, même sans la répétition du scénario printanier, il y aura selon lui encore beaucoup de "sable dans les rouages" de l'économie suisse jusqu'à mi-2021.(ats)






 
 

AGEFI



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